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5emeGauche

5emeGauche, l’agence digitale de Herezie Group

Le 14 oct. 2016

Comment, quand on est un pure player du digital, travaille-t-on l’intégration dans un groupe indépendant ?

En 1996, Edouard de Pouzilhac fonde avec Thomas Couteau 5emeGauche, l’une des premières agences digitales en France, autour de deux piliers : la création et la technologie. « Depuis, l’agence a beaucoup évolué, la Direction du Planning Stratégique a été confiée à Sarah Bastien en 2010 et la Direction Générale à Arno Pons en 2012 ». Aujourd’hui, les équipes s’articulent en quatre expertises : la création, le planning stratégique, l’UX et la data. En termes d’organisation, les planneurs ont un rôle crucial. « Notre force réside aussi dans cette capacité à bien comprendre les insights des clients, et les usages des consommateurs. Nous travaillons en design thinking, en élargissant toujours le périmètre du brief initial ». L’objectif : trouver ce qui va pouvoir enrichir la réflexion des équipes, les points de friction dans le monde digital mais aussi physique. « Aujourd’hui, le travail d’un UX n’est plus cantonné aux interfaces de l’écosystème digital : il doit se rendre en point de vente ou être capable de designer un produit ».

Aurélie de Villeneuve, Directrice de la Création explique que ce processus de réflexion permet plus de pertinence. « Nous voulons que les gens soient engagés, qu’ils comprennent l’environnement dans lequel s’inscrit la problématique du client. Nous pouvons ainsi élaborer des propositions plus proactives sur d’autres sujets ». La méthode permet de ne pas limiter la création en termes d’idées, et entraîne un mode de fonctionnement plus collaboratif. « Nous sommes persuadés que la linéarité ne suffit plus en agence : les profils doivent se mélanger pour faire la différence. En agence de publicité, on constate parfois une compétition entre les teams : ici, on partage les idées, on ne les surprotège pas. Nous faisons travailler les talents ensemble », ajoute Edouard de Pouzilhac.

Partager les idées plutôt que de les surprotéger.

Edouard de Pouzilhac

Rejoindre Herezie Group s’inscrit dans cette démarche. « Nous avions été approchés par plusieurs groupes, mais Herezie a été un vrai choix. Les fondateurs sont aussi des entrepreneurs, nous nous sommes reconnus à travers eux ; c’était un peu prolonger l’expérience de 5emeGauche que de les rejoindre ». Pour Aurélie de Villeneuve, la volonté de se dépasser des deux côtés crée une richesse inédite. « On aurait pu continuer comme avant, mais on se serait essoufflés. Dans nos métiers, nous sommes obligés de nous réinventer sans cesse. Ici nous intégrons une culture de groupe plutôt que d’agence ». Et dans ce groupe, les équipes doivent se mélanger naturellement. « Nous voulons un groupe fort, et intégré »… Mais surtout pas de façon forcée. « Il y a trop d’exemples où les cultures ont été confrontées, conduisant à des intégrations ratées. Nous construisons un groupe, mais en prenant le temps qu’il faut : nous ne voulons pas nous perdre en route ». Pour que chacun soit partie prenante du projet, il faut avancer progressivement. « Il y a un côté très humain que nous voulons garder : chaque salarié compte ».

Et si sortir de sa zone de confort est toujours désagréable de prime abord, il y a des façons intelligentes d’aborder le changement. « Nous avons organisé des fêtes pour se connaître, et nous avons abordé ensemble la question du quotidien en organisant un hackaton ». En interne, toutes les équipes se sont mélangées pour réunir sur un même brief des équipes mixtes Herezie / Vaudoo / 5emeGauche. « Nous avons travaillé tous ensemble sur la transformation de l’un de nos clients, et les résultats ont été supers ». Un deuxième hackaton devrait d’ailleurs bientôt voir le jour. Mais en attendant, les équipes continuent chaque jour à collaborer : « nos créatifs vont faire de la pub et ceux d’Herezie viennent faire du web, pour acculturer les équipes à travailler sur les projets de l’autre. Petit à petit, chacun apporte sa pierre à l’édifice ». En parallèle, certains profils sont transverses. « Les équipes social media, par exemple, sont amenées à travailler avec les uns et les autres et créent naturellement du lien entre les différentes équipes ».

Et que l’intégration ait besoin de temps pour être réussie n’est pas un problème : les équipes en ont. « Quand tu travailles avec des entrepreneurs, tu retrouves cette culture du test, de l’échec qui n’en est jamais vraiment un tant qu’il nous permet d’apprendre, de nous élever. On peut oser ».

Prometteur.

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