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Des bouteilles en plastique sur un fond sombre
© FluxFactory via Getty Images

10 entreprises attaquées en justice pour pollution plastique

Le 2 mars 2020

10 géants de l’univers FMCG sont attaqués en justice par deux associations. Ce qui leur est reproché ? D’être grandement responsables de pollution plastique.

L’institut Earth Island et l’association Plastic Pollution Coalition (PPC) ont annoncé traduire en justice 10 entreprises. Les faits reprochés ? Pollution massive à base de millions de tonnes de packaging. « Une première », selon PPC.

Coca-Cola, Pepsico, Nestlé, Mars, Danone, Colgate…

Sur le banc des accusées, des présumées coupables tristement familières, puisqu’il s’agit des grandes entreprises du secteur FMCG. En tête de proue ? The Coca-Cola Company, suivie de Pepsico Inc., Nestlé USA Inc., Mars Inc., Danone North America, Mondelez International Inc., Colgate-Palmolive Company et The Procter & Gamble Company.

Avec ce procès, les équipes tiennent à souligner que « le système en place n’est pas tenable », explique Dianna Cohen, co-fondatrice et CEO de PCC. L’association estime que ce procès est une étape nécessaire pour avancer vers un monde sans plastique – car c’est bien l’ambition de PCC – et rappelle les effets toxiques du plastique « sur les humains, les animaux, les cours d’eau, les océans et l’environnement. »

« Une vague de procès à prévoir »

Le procès concerne pour l’instant l’État californien, mais du côté d’Earth Island, on espère bien qu’il s’agit du premier d’une longue liste. Josh Floum, Président du Board, va jusqu’à parler d’une « vague de procès pour responsabiliser les industries plastique » à venir. « Ces marchands de plastique ambulants savaient très bien que nos capacités en matière de recyclage ne pourraient pas gérer leur production, et que leurs produits finiraient par polluer nos cours d’eau », s’agace-t-il.

On ingère environ cinq grammes de plastique par semaine

Du côté du cabinet chargé de l’affaire, on souligne le caractère urgent de la situation, en rappelant qu’il ne s’agit pas que d’un « problème qui concerne les futures générations. » Le plastique, c’est dès aujourd’hui qu’on l’ingère et qu’on le boit. À ce titre, les équipes estiment qu’une personne avale en moyenne cinq grammes de plastique par semaine – l’équivalent d’une carte bleue, quoi. Sympa au petit-dej.

Prendre les devants face aux gouvernements ?

Joe Cotchett, l’un des avocats en charge de l’affaire, regrette l’inaction des gouvernements, complaisants face à des industries milliardaires et se félicite que des associations prennent les devants.

Aux États-Unis, ça se passe devant les tribunaux… en France, ça se traduit par des actions coup de poing pour attaquer l’image des entreprises concernées.

Mélanie Roosen - Le 2 mars 2020
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