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Une boîte amazon prime remplie de billets
© Morning Brew via Unsplash

Amazon : ce que cache l’offensive de Jeff Bezos sur le climat

Le 22 sept. 2020

2020 n’aura pas été néfaste pour tout le monde. Entre profits liés à la pandémie et offensives sur le climat, cette année, Amazon s’en tire haut la main.

Un fonds d’investissement de plusieurs milliards de dollars dédiés au climat, la construction d’un stade zéro carbone… pour Amazon, 2020 est résolument tournée vers la protection de l’environnement ! Bonne nouvelle ? Pas pour Brian Kahn, le rédacteur en chef d’Earther, le média du groupe Gizmodo spécialisé sur les sujets orientés sur la santé de notre planète.

Climate is business

Ce qui est ici reproché au géant du e-commerce, c’est de s’emparer d’une lutte et de la façonner à son image. À titre d’exemple, le média cite les premiers investissements du fonds créé par Amazon. On retrouve CarbonCure, une entreprise qui capture le dioxyde de carbone présent dans l’atmosphère, Pachama, qui utilise l’intelligence artificielle pour stocker le CO2, Redwood Materials, qui recycle les batteries en lithium, Rivian, qui construit des véhicules électriques, et Turntide, spécialisée dans l’optimisation des moteurs. Plutôt chouette, donc. Sauf que chacune de ces sociétés travaille déjà avec Amazon, d’une façon ou d’une autre. Et que si elles s’avèrent profitables, c’est Amazon qui en tirera les bénéfices financiers. De la même manière que la crise sanitaire a été l’occasion pour Jeff Bezos de s’enrichir, il semble que la crise climatique constitue une formidable opportunité business.

Vers une « Amazonification » de la lutte pour le climat ?

Ce que regrette aussi Brian Kahn, c’est l’inaction des gouvernements – qu’il compare à une « brèche dans laquelle s’engouffrent les entreprises privées. » Résultat : alors que les États subissent la crise climatique, ce sont les sociétés qui financent les innovations qui pourraient permettre de la résoudre. Le danger serait qu’elles placent les intérêts des actionnaires avant ceux des individus. Quand on sait que Jeff Bezos himself est plutôt du genre à bloquer les initiatives en faveur de l'environnement qui germent au sein de son entreprise, on se dit que l'hypothèse n'est pas à écarter. Un « futur profitable » pour la planète, ça passe donc avant tout par des profits dans le porte-monnaie.

Mélanie Roosen - Le 22 sept. 2020
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  • L’important est que certains puissants privés ou publics s’engagent, quelles que soient leur motivations. Il faut aller de l’avant et arrêter de se plaindre... merci jeff bezos de s’engager dans une voie que donald trump essaie a tout prix de bloquer.