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Gobelets en plastique labellisés
© Brian Yurasits via Unsplash

Un site anti-greenwashing pour évaluer les employeurs

Le 6 nov. 2019

Il y a un an, des milliers de jeunes ont signé un manifeste écologique. À son origine : la volonté de ne pas travailler pour une entreprise polluante. Le collectif sort un nouveau site, qui donne de vraies pistes d’actions.

Lancé en septembre 2018, le Manifeste étudiant pour un réveil écologique a réussi à rassembler plus de 30 000 signatures autour d’un même désir : celui de ne pas travailler pour des entreprises polluantes.

Après un an de réflexion et de discussions, il est temps de passer à l’action. Les petits jeunes ont formé un collectif (Pour un réveil écologique) et mettent à disposition des internautes des ressources concrètes pour choisir son job en fonction de ses convictions, et ainsi transformer les employeurs « de l’intérieur ».

Trouver un emploi qui n’accélère pas la crise environnementale

Air France, BNP, Bayard, Bouygues, Decathlon, Engie, La Poste, Michelin, Nestlé… les entreprises ont été nombreuses à vouloir rencontrer le collectif. Les membres leur ont, par la suite, envoyé un questionnaire assez simple pour obtenir des informations sur leur prise en compte des enjeux environnementaux :

  • Quelles utilités et finalités des activités menées ?
  • Quels impacts sur le climat, la biodiversité et les ressources naturelles ?
  • Quelle intégration des enjeux environnementaux dans la stratégie financière ?
  • Quelle prise en compte des enjeux écologiques dans le travail des salariés ?
  • Quelles relations avec le reste de la société ?

Toutes les sociétés sollicitées n’ont pas (encore ?) répondu, mais une bonne partie d’entre elles ont joué le jeu. Leurs réponses sont disponibles ici.

« Ces réponses permettent avant tout de comprendre la réalité complexe de ce que font et ne font pas les grandes entreprises en s’appuyant sur des cas concrets », peut-on lire sur le site du collectif.

Un guide anti-greenwashing

À l’heure où les entreprises, tenues de formuler leur « raison d’être » par la loi PACTE, rivalisent de beaux discours, difficile de distinguer celles qui sont honnêtes et celles qui profitent de l’aubaine marketing.

Pour s’y retrouver, le collectif a mis au point un guide anti-greenwashing. Au programme : on apprend à détecter les discours bullshit à base de termes pseudo-écolos ou de labels privés, on essaye d’identifier les employeurs qui veulent dépasser la concurrence et ceux qui veulent réellement mieux faire (« less bad » vs « more good »), on découvre des tableaux pour comprendre l’impact des activités d’un secteur ou comparer les éléments de communication… Didactique et illustré d’exemples concrets, le guide ne fera peut-être pas de vous les Élise Lucet de demain, mais il donne de bonnes bases pour ne pas se faire aveugler par de belles paroles.  

De nombreuses autres ressources sont disponibles sur le site. Les élèves peuvent trouver des pistes pour transformer les organismes scolaires et les personnes déjà en poste, des idées pour transformer leur employeur « de l’intérieur ». Et pour aller plus loin – parce que la responsabilité environnementale ne se joue pas que sur le lieu de travail – le collectif met aussi à disposition des fiches sur d’autres sujets, comme l’alimentation, la mobilité ou le logement.  

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