Surface Laptop Microsoft

Obsolescence programmée : zéro pointé pour Microsoft

Zéro. C'est la note de « réparabilité » donnée par un site spécialisé au dernier ordinateur portable de Microsoft.

On savait Apple champion dans la fabrication de produits où tous les composants sont soudés, rendant leur réparation quasi impossible. Microsoft vient de passer maître. Le 15 juin, l’entreprise américaine a mis en vente son Surface Laptop, un ordinateur destiné à concurrencer la marque à la pomme et son Mac Book Air. Mais pas pour les raisons que l’on pourrait imaginer.

Le site spécialisé iFixit, qui propose de l’aide pour réparer ses appareils électroniques et donne des notes de « réparabilité » , a assassiné le dernier ordinateur de Microsoft. Il lui a donné la note de zéro ; dix étant la valeur maximale. « Le Surface Laptop n'est pas un ordinateur portable, commente iFixit sur son site. C'est une monstruosité de colle. »

En effet, tous les composants sont soudés, rendant l'ordinateur totalement irréparable.  « Entrer dans ce nouveau Surface Laptop fut un véritable enfer » , réagit Kelsea Weber dans la vidéo ci-dessous pour iFixit. Et on veut bien la croire, lorsque l’on voit la difficulté avec laquelle le clavier a été retiré.

iFixit

« Cet ordinateur portable n’a pas pour but d’être ouvert ou réparé. Vous ne pouvez pas accéder à ses composants sans l’endommager sérieusement » , conclue alors iFixit dans sa description du produit. « La batterie, ajoute le site, est difficile et dangereuse à remplacer, donnant à ce produit une durée de vie limitée. » Vendu 1 149 euros, cela fait un peu cher l’obsolescence programmée.

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  1. […] L’obsolescence programmée a fait irruption dans notre vocabulaire il y a quelques années. Mais le concept est bien plus vieux. Il date des années 1920. Une époque où les ressources paraissaient encore inépuisables. Le but des produits « prêts à jeter » ? Pousser la consommation. Problème : cette façon de concevoir, peu adaptée à la catastrophe écologique annoncée, a rarement été remise en question par les industriels. C’est ce que raconte ce documentaire passionnant (et déprimant) qui s’appuie sur l’histoire de différents produits. De l’ampoule électrique à l’iPod. « La projection sera suivie d’une table ronde, durant laquelle il sera rappelé que l’obsolescence n’est pas seulement programmée, elle est aussi évolutive. On décide parfois de changer d’objet, même quand il n’est pas en panne. La responsabilité entre fabricants et consommateurs doit être partagée », rappelle Bela Loto. […]

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