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Manifestation pour George Floyd aux États-Unis
© Clay Banks via Unsplash

Ces marques qui affirment leur antiracisme (et se font taxer d’hypocrites)

Le 4 juin 2020

Le newsjacking est rarement une bonne idée. La preuve avec New Balance, YouTube, Amazon et d’autres qui affichent des slogans antiracistes suite à la mort de George Floyd. Autant de communications souvent jugées opportunistes.

Du simple écran noir sur Instagram à la création d’un comité dédié à l’inclusion en passant par la promesse de dons… les marques ont été nombreuses à afficher leur soutien à George Floyd, un homme afro-américain mort asphyxié par un policier le 25 mai. Les réactions des internautes montrent que l’exercice du newsjacking – rebondir sur une actu pour faire de la com' – est périlleux. Dans bien des cas, c’est surtout l’occasion pour ces entreprises de se faire taxer d’hypocrites. Certaines s’en sortent tout de même mieux que d’autres.

Dans la catégorie flop…

Adidas, des mots plein de respect mais des boutiques closes

Sur Instagram, la marque affiche le mot Racism barré accompagné d’un court texte « Together is how we move forward...» (C’est ensemble que nous allons de l’avant). Mais dans la vraie vie, Adidas a préféré se barricader en fermant ses boutiques américaines pendant les rassemblements en soutien à George Floyd – l’une d’entre elles ayant été vandalisée durant les premières manifestations. Un hiatus souligné par le New York Times. Des internautes se charge>Qnt de rappeler qu’Adidas compte peu de personnes noires parmi ses cadres dirigeants.

New Balance, « la chaussures des blancs », se rachète une conscience

Dans la famille flop, on trouve une autre marque de sneakers : New Balance. Tout comme son concurrent, l'équipementier sportif a publié un texte sur les réseaux sociaux appelant sa communauté à s’engager contre le racisme « avec des actions pacifiques et pas seulement des mots ». De nombreux commentaires rappellent qu’en 2016, le PDG de New Balance avait affiché son soutien à Trump (en fait, il s'était contenté d'estimer que sa politique économique allait dans le bon sens). De nombreux clients s’étaient alors empressés de brûler leurs baskets et des néo-nazis avaient rebaptisé les New Balance « Official shoes of white people » (les chaussures officielles des personnes blanches).

Les GAFA accusés de double discours

Les CEO des géants de la tech se sont empressés de publier des memo promettant des dons et des actions contre la discrimination raciale. Mais ici encore, on leur reproche leur hypocrisie. Fast Company estime que ces discours arrivent un peu tard et accuse la tech de faire du « black washing ». Ces entreprises ne sont pas franchement reconnues pour leurs avancées en terme de mixité. Par ailleurs, il est régulièrement reproché à Facebook, YouTube ou Twitter de laisser proliférer les discours des suprémacistes blancs sur leur plateforme. Chez Amazon un groupe de salariés activistes s’interroge sur les nombreux contrats du géant avec la police américaine (pour leur fournir notamment des systèmes de reconnaissance faciale), alors que la marque a profité des événements pour s'insurger contre l'injustice et le racisme.

Dans la catégorie flat

Les circonstances ne permettent pas vraiment de briller par sa communication, mais certaines marques parviennent à s’en sortir sans trop de heurts.

General Motors promet un comité d’inclusion

Comme d’autres marques, General Motors promet des actions plutôt que des mots. Mary Barra, la PDG du constructeur automobile a publié une note interne expliquant qu’un comité en charge de promouvoir l’inclusion et de lutter contre l’injustice et l'intolérance serait créé. Un exemple d’action un brin opportuniste mais qui a le mérite de remettre le sujet des discriminations raciales sur la table.

Netflix, relayé par sa communauté

« Être silencieux c’est être complice », a publié Netflix sur son compte Twitter le 30 mai. Le post a été relayé par Ava DuVernay, la réalisatrice de Dans leur regard, une mini-série diffusée par la plateforme sur quatre jeunes afro-américains condamnés à tort pour le meurtre d’une femme blanche en 1989 avant d’être innocentés en 2002.

Marine Protais - Le 4 juin 2020
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