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Une femme avec la tête dans de la fumée rose
© Vizerskaya via Getty Images

Une économie zéro carbone dans 30 ans ? Les grands groupes y croient

Le 16 sept. 2020

En 2015, l’Accord de Paris envisageait d’atteindre la neutralité d’ici 2050. Cinq ans plus tard, plus de 40 groupes les plus émetteurs de gaz à effet de serre l’affirment : c’est tout à fait possible. Alors, on s’y met ?

Alors que les États ne sont pas au rendez-vous question protection de l’environnement, le salut pourrait-il venir des entreprises ? Un rapport de l’Energy Transitions Commission soutient que l’objectif posé par l’Accord de Paris d’une neutralité carbone d’ici 2050 est tout à fait atteignable.

Plus de 40 entreprises s’engagent

L'ETC, c'est une coalition de dirigeants et dirigeantes du monde entier, à la tête du secteur de l'énergie (producteurs d’énergie, industries à forte consommation d’énergie, fournisseurs d’équipements, acteurs financiers et ONG environnementales) qui s'engagent pour une économie mondiale zéro carbone.

Parmi les commissaires, certains noms se retrouvent régulièrement dans le viseur des associations pour leur impact sur l’environnement. ArcelorMittal, Saint-Gobain, BP, Shell, Volvo… reste à voir si les actions se joindront aux déclarations pour transformer leur image de pollueurs en leaders du changement. Si elles s'y mettent vraiment, l'impulsion de ces entreprises pourrait vraiment changer la donne : seules 100 sociétés sont responsables de 70% des émissions de gaz à effet de serre. Une bascule dans la façon de produire et consommer l'énergie pourrait donc créer le point de bascule nécessaire.

Un plan d’action en trois temps

Pour atteindre cette économie décarbonée, trois étapes :

  1. Utiliser moins d’énergie par des améliorations de la productivité énergétique
  2. Développer l’approvisionnement en énergie propre par la construction massive de capacités de production d’électricité propre et peu coûteuse, et de sources d’énergie zéro-carbone
  3. Utiliser de l’énergie propre partout par la décarbonation de l’énergie dans tous les secteurs, en substituant des technologies et procédés employant de l’énergie propre aux combustibles fossiles

En termes de coûts, cela représenterait entre 1 000 et 2 000 milliards de dollars par an d’investissements au niveau mondial. Des sommes qui « contrastent nettement avec les conséquences d’une absence de contrôle du dérèglement climatique », estime le rapport. De fait, depuis l’an 2000, le dérèglement climatique a coûté à l’Europe et aux États-Unis au moins 4 000 milliards de dollars de pertes et a augmenté la pauvreté dans les pays tropicaux de 5%.

Là où l'éthique peine parfois à convaincre, peut-être que les arguments économiques sauront faire la différence.

Mélanie Roosen - Le 16 sept. 2020
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