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Un homme enseveli par des donuts
© mphillips007 via Getty Image

Votre alimentation au bureau a un impact sur votre productivité

Le 30 janv. 2019

Tous les vendredis, votre patron offre les chouquettes ? Et ce midi, un peu speed, vous allez opter pour un burger ? Dommage : l’alimentation au travail a un réel impact sur la façon dont vous bossez. Et il n'est pas fameux.

Les résultats d’une étude des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (Centers for Disease Control and Prevention – CDC) américains sont sans appel. Au bureau, on mange mal. La faute des restaurants d’entreprise, mais aussi de toute la nourriture gratuite qui circule sur le lieu de travail. Même si votre employeur vous propose des fruits en libre-service, il est à parier que vous allez plutôt piocher dans les M&M’s de vos collègues. Ce n’est évidemment pas la meilleure option pour la santé… Et ça impacte aussi la productivité.

Calories, sucres ajoutés et sodium

Aux États-Unis, un quart des salariés ont accès à de la nourriture ou des boissons gratuites au moins une fois par semaine, selon l’étude réalisée par le CDC. Il peut s’agir d’occasions particulières (anniversaire, pot de départ, déjeuner d’équipe) ou de pratiques plus régulières (petit-déjeuner ou afterwork un jour précis de la semaine). Par ailleurs, de plus en plus d’entreprises proposent à leurs salariés de la nourriture en libre-service, à toute heure du jour (et parfois de la nuit).

Problème : la majorité de ces aliments sont très caloriques, saturés en sucres ajoutés et sodium. Et ce ne sont pas les quelques fruits disséminés çà et là pour faire joli qui vont changer la donne. Car comme l’analyse l’expert Brian Wansink, auteur du livre Mindless Eating, notre volonté est moins forte que le pouvoir de la malbouffe. Ce qui influence nos pulsions alimentaires, ce n’est ni la faim ni la promesse d’un en-cas sain. C’est la proximité avec les aliments. Si c’est dans votre champ de vision, tôt ou tard, vous allez le manger. Si vous entendez quelqu’un manger, vous voudrez manger. C’est aussi trivial que cela.

Manger trop gras, trop sucré, trop salé… tue la productivité

On nous rebat les oreilles avec les risques liés à une alimentation déséquilibrée. Ces avertissements concernent surtout notre santé. Mais on a tendance à occulter totalement le fait que le sucre ingurgité pourrait avoir un effet direct sur notre productivité.

Si on entre dans le détail, les aliments riches en glucides influencent notre niveau d’insuline et épuisent nos réserves d’énergie quand le système digestif fait son boulot. En gros : le corps sur-produit de l’insuline et noie notre cerveau de sérotonine et de tryptophane – plus communément appelées « hormones de sommeil ».  

Pas étonnant que vous soyez en pilote automatique après un gros déjeuner de travail, donc.

Le piège : pas assez de sucre vous déconcentre

On n’est pas sortis de l’auberge – des études établissent un lien entre le taux de glucose dans le sang et notre capacité de concentration. Pas assez de sucre dans l’organisme peut non seulement rendre ronchon – avouez – mais en plus, ça nous pousserait à prendre de « mauvaises » décisions – du style : papoter avec ses collègues plutôt que de travailler.

En gros : trop de sucre et vous dormez tout l’aprem – pas assez et vous n’avez pas du tout envie de travailler.

En France, on rêve de repas gratuits au boulot

Vous pensez que nos habitudes sont meilleures que celles des Américains ? Rien n’est moins sûr. Alors que nos voisins européens accordent une importance toute particulière à la bonne qualité nutritionnelle de leurs repas lorsqu’ils travaillent – ils sont 45% à dire que c’est très important – en France, on est un peu moins regardant (35%). Une étude menée par Harris Interactive pour Deliveroo révèle par ailleurs qu'une majorité des Français seraient prêts à travailler plus pour manger plus sur leur lieu de travail. Ainsi, 36% d’entre eux accepteraient de venir plus tôt sur leur lieu de travail et 28% à finir une heure plus tard pour se voir offrir leur déjeuner par leur employeur.

Le premier critère de choix des repas, c’est « l’envie sur le moment » (62%). Sur le papier, on déclare s’orienter vers un plat sain ou bon pour la santé (52%). Mais dans les faits, quand on demande aux Français de choisir… Ils préfèrent des nouilles sautées chinoises ou une blanquette de veau à une salade césar, selon Deliveroo. Pas ce qu’il y a de moins calorique, donc.

Alors, prêts pour la sieste de 15h ?

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