WhatsApp génère tout un marché de l’espionnage entre amis, ex, familles, amants…

WhatsApp génère tout un marché de l’espionnage entre amis, ex, familles, amants…

Sur Google Play et l’AppStore, il est possible de télécharger différentes applications qui suivent les durées et heures de connexion de n’importe quel utilisateur WhatsApp grâce à son statut « en ligne » .

Votre statut « en ligne » sur WhatsApp peut en dire long sur vos activités. C’est en tout cas ce que vendent une flopée d’applications qui promettent de tracker votre compagne ou compagnon, vos enfants, vos amis, vos ex en analysant leurs heures et durées de connexion sur la messagerie. Cette industrie du stalking est pointée du doigt par un article de l’application Traced (qui permet de détecter les traceurs) sur son blog. 

Le principe est souvent le même : il suffit de rentrer le numéro d’un des 2 milliards d’utilisateurs de WhatsApp pour commencer à suivre ses connexions sur la messagerie et obtenir un rapport détaillé ( « à la seconde près » , précisent certaines applis). Il est aussi parfois possible de rentrer deux numéros de téléphone, pour voir si les deux personnes étaient connectées en même temps.

Plusieurs de ces outils s’adressent aux parents, soucieux de savoir si leurs enfants sont en sécurité. D’autres n’hésitent à écrire dans leur descriptif qu’ils peuvent aider à « confirmer des doutes sur l’infidélité d’une épouse ou d’un petit copain » . Pour éviter de leur faire de la publicité, Traced ne dévoile pas le nom de ces solutions, mais une simple recherche Google permet de constater qu’elles sont effectivement nombreuses sur ce marché. 

Impossible d'être sûr d'y échapper

Le site précise que ce type d’outils de « cyberstalking » n’est pas formellement reconnu par les magasins d’applications comme des stalkerwares (logiciels dédiés au harcèlement), car ils ne nécessitent pas d’être installés sur le téléphone de la personne épiée. Ici, le stalking se fait à distance, mais il est tout aussi invasif et violent.

Il est de plus impossible de désactiver son statut « en ligne » sur WhatsApp, et donc impossible d’être sûr d’échapper à ce type de surveillance si l’on est utilisateur de la messagerie.

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commentaires

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  1. Ducatevo dit :

    On vit dans un monde pourri jusqu'à la moelle quand même.... Elle est belle la nature humaine.
    L'espèce humaine est la pire ayant foulé cette planète. Elle ne manquera à personne quand nous nous aurons fait harakiri.....
    Toute cette intelligence pour en arriver là.... C'est dramatique et pitoyable....

  2. Deb dit :

    OMG je parle à mes amies sur WhatsApp et si se baille continue je vais arrêter de parler sur ce site 😰

  3. Maïga dit :

    Tout ce que je sais * Est que la pousse-pousse s'arrêtera au mur ...

  4. Aurélien Terrassier dit :

    Ça ne m'étonne pas. Déjà que la NSA et autres agences de renseignement peuvent tout regarder, et bien voilà que maintenant tout le monde peut espionner tout le monde. Personnellement, je n'ai pas WhatsApp et ça fait six ans et demi que je n'ai plus Facebook... L'ère de ce type de messageries instantanées et autres réseaux sociaux auront probablement une fin dans quatre ou cinq ans. Les réseaux sociaux type LinkedIn ou militants et autres messageries instantanées mais cryptées comme Signal ou Telegram resteront et seront très utilisé es avec des terminaux compatible Lorawan (réseau très bas débit) pour envoyer et recevoir des messages. Affaire à suivre.

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