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À quoi ressemblera le métavers de Mark Zuckerberg ? À Facebook, mais en bien pire !

Le Financial Times a épluché des centaines de brevets déposés par Meta. Au menu : pubs encore plus personnalisées et qui réagissent à nos expressions faciales, capteurs un peu partout et avatars hyper-réalistes...

À quoi ressemblera le métavers de Mark Zuckerberg ? Pour le savoir, le Financial Times a analysé une centaine de brevets déposés par Meta, la plupart publiés ce mois-ci. Ils montrent que la firme de Menlo Park compte se servir de nos données biométriques et comportementales – mouvements de cils, expressions faciales, grattage de nez, direction du regard – pour nous proposer des publicités personnalisées, mesurer l’impact d’une campagne, et faire en sorte que nos avatars soient le plus réalistes possibles. 

Évidemment, un brevet ne signifie pas que l’entreprise se servira de cette technologie – et Facebook l'a d'ailleurs précisé au quotidien britannique – mais il donne une idée générale de la vision du métavers par Meta.

Adapter le contenu à nos réactions 

Plusieurs brevets évoquent par exemple la récolte de données biométriques grâce à de mini-caméras et capteurs de mouvements à l’intérieur des casques de réalité virtuelle. Celles-ci serviront à adapter les mouvements de l’avatar de l’utilisateur, mais aussi à changer ce qu’il voit dans le monde virtuel, décrit The Financial Times. Un brevet Meta, déposé le 4 janvier, présente un système de suivi des expressions faciales d'un utilisateur qui « adaptera ensuite le contenu multimédia » en fonction de ses réactions.

Meta semble aussi s’intéresser aux mouvements du corps tout entier. L’un des brevets décrit un système doté de capteurs à placer sur le torse.

Ces données pourraient notamment servir à changer l’affichage des magasins virtuels selon l’utilisateur. L’un des brevets explique qu’une marque pourrait participer à une forme d’enchère, semblable au système d’enchères des emplacements publicitaires web aujourd’hui, pour que son produit apparaisse devant les yeux d’un utilisateur qu’elle vise. 

Une fabrique de clones, services compris

Un générateur d’avatar très précis a également été imaginé par les équipes de Meta, capable de construire un double virtuel à partir d’une photo. « Meta veut simuler jusqu'à chaque pore, chaque mèche de cheveux, chaque micromouvement » , observe Noelle Martin, qui a passé plus d'un an à étudier les ambitions de surveillance humaine de Meta avec l'Université d'Australie occidentale. « L'objectif est de créer des répliques 3D de personnes, de lieux et de choses, tellement réalistes qu'elles ne se distingueront pas de ce qui est réel, puis d'insérer dans cette copie de la réalité toutes sortes de services… En vérité, ils entreprennent un programme mondial de clonage humain. »

Le rebranding de la marque – qui lui a permis de voir le cours de son action progresser – ne signifie donc pas changement de modèle d’affaires. La collecte de données et la publicité ciblée restent bien le cœur de métier de Meta, la réalité virtuelle et les données biométriques en plus. Au cas où vous en doutiez !  

« Ma plus grande crainte est que le métavers permette le ciblage publicitaire basé sur nos réactions biologiques à des stimuli, s’inquiète l'avocate Brittan Heller, citée par le Financial Times. La plupart des gens ne savent pas à quel point cela a de la valeur. Et aujourd'hui, aucune loi n'interdit de telles pratiques.»

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