Un jouet troll avec des cheveux bleus en gros plan

Que serait Twitter sans les trolls ? Un outil permet de se faire une idée

© Pixabay

Que serait Twitter sans ses bots agressifs et autres harceleurs ? L’outil filtrant Block Party, créé par l'ingénieure Tracy Chou, permet de se faire une idée.

Ouvrir son compte Twitter peut être une source d’angoisse. Pour certains, un déluge de messages haineux défile dans la rubrique « Mentions » (les tweets ayant mentionné votre compte). Tracy Chou, une ingénieure de la Silicon Valley, a voulu remédier à cela et faire du réseau social un endroit moins toxique. Elle a mis au point Block Party, une application qui permet de filtrer son compte Twitter.

Les trolls dans un fichier verrouillé

L’utilisateur sélectionne des paramètres : ne voir que les tweets de ses abonnés, des personnes avec lesquelles il ou elle a récemment échangé, ou bien de celles qui sont au moins suivies par 100 abonnés (de quoi éviter les bots). Les contenus filtrés n'apparaîtront plus dans la colonne  « Mentions » de Twitter, et seront placés dans un fichier, que l’utilisateur peut consulter quand il se sent prêt - ou jamais. Il est aussi possible de demander à un ami de le consulter à sa place. Block Party est accessible à une quantité limitée de personnes depuis janvier 2021. Pour contourner la liste d’attente, il faut débourser 8 dollars. Un péage anti-troll, explique la start-up sur son site. Le service sera à terme utilisable contre un abonnement mensuel.

L’outil s’adresse à toute personne dont les tweets deviennent viraux (et attirent donc des messages d’inconnus), aux journalistes qui utilisent très régulièrement Twitter, mais aussi aux individus régulièrement harcelés qui souhaitent réunir les preuves de ce harcèlement sans avoir à le subir chaque jour.

Tracy Chou, suivie par plus de 100 000 abonnés sur le réseau social, a elle aussi été victime de cyberharcèlement depuis ses années lycée. La situation s’est aggravée quand elle a commencé à travailler dans le secteur de la tech chez Qora, puis Pinterest. Elle a donc pensé son outil avec le point de vue d’une victime, explique-t-elle à Fast Company.

Internet féministe

L’ingénieure fait partie d’un mouvement que le MIT Technology Review qualifie d’internet féministe. Un web « moins hiérarchique, plus coopératif, plus démocratique, plus personnalisable » pensé par une nouvelle génération d’ingénieures et designeuses web.

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