une fusée rouge sur ciel bleue

Astra, la start-up confidentielle qui veut devenir « le FedEx de l’espace »

© Photo by John Baker on Unsplash

SpaceX est out, Astra est in. Plébiscitée par la DARPA, cette start-up entend produire en masse et à bas coût de petites fusées pour faciliter les voyages à la journée dans l’espace.

L’objectif de ces fusées « miniatures »  : lancer des satellites en orbite terrestre basse pour un peu moins d’un million de dollars pour devenir le FedEx de l'espace.

La dernière pépite de la SpaceTech

Avant de prendre la parole dans Bloomberg début février 2020, Astra, âgée de 3 ans et des poussières, opérait dans le plus grand secret sur l'ancienne base aérienne d'Alameda sous le soleil de Californie.

Pourtant, la start-up est déjà le chouchou du Pentagone.

Astra a été lancée par un duo de quarantenaires, Chris Kemp, un entrepreneur récidiviste qui a fait ses armes à la NASA, et Adam London, qualifié par Bloomberg de vrai « rocket man » , docteur en aéronautique et fondateur de Ventions, qui travaillait déjà sur la miniaturisation des fusées.

Astra, qui a levé près de 100 millions de dollars auprès d’Acme, Airbus Ventures, et du milliardaire Marc Benioff, rassemble une équipe de 150 personnes, agrégeant autant de vétérans de l’aérospatial que d’anciens du United States Marine Corps ou de la United States Navy.

Astra, le cowboy de l’espace

Bloomberg rappelle que faire vite dans le domaine de l’aérospatial est rarement une bonne idée.

Pourtant, le gouvernent américain a fait de la vitesse une priorité avec le Launch Challenge, à mi-chemin entre le hackaton et la start-up competition version cowboy de l’espace. Et la DARPA, une agence affiliée au département de la Défense des États-Unis et bras armé du Pentagon pour la recherche à usage militaire, a misé sur Astra.

Le principe de la compétition : la première start-up à envoyer deux fusées en orbite transportant chacune différentes charges, à quelques semaines d’intervalle et depuis deux localisations différentes, empocherait la bagatelle de 12 millions de dollars.

À ce jour, Astra seule dans la course, a laissé sur le carreau les deux autres finalistes de la compétition : Virgin Orbit, qui travaille depuis une décennie sur sa fusée et propriété du milliardaire Richard Branson, a déclaré forfait ; et Vector Lauch Inc. a déposé le bilan en décembre dernier.

Si Astra réussit son lancement prévu le 21 février à Kodiak en Alaska, la startup remportera non seulement le prix ainsi que la première place au panthéon des lancements réussis les plus rapides. « Si nous réussissons, ce sera sans précédent » , a confié Chris Kemp à Bloomberg.

À partir de maintenant, c’est Astra contre la physique.

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