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Une jeune femme avec un bonnet de père Noël qui a la migraine
© AaronAmat vie GettyImages

Noël au bureau, pour les millennials, c’est surtout de l'anxiété et du stress

Le 18 nov. 2019

En open-space, l'esprit de Noël ne fait pas du bien à tout le monde.

Entre l’éco-anxiété et la dépression au travail qui touchent les millennials, on aurait pu espérer que les festivités de fin d’année redonnent le sourire à la génération dépression. Eh bien, c’est raté ! Qui dit fin d’année, dit magie de Noël mais aussi courses aux cadeaux, budgets qui explosent. Au bureau, le traditionnel Secret Santa est désormais garant de l’esprit festif de l’open-space.

Venu des pays anglo-saxons, le jeu consiste à tirer le nom d’un collègue au hasard et lui trouver un cadeau. A priori, plutôt sympathique. Sauf qu’une étude réalisée pour le site britannique Jobsite vient de montrer que 35 % des millennials aimeraient voir cette pratique disparaître. En cause, l’anxiété qu’elle génère chez ces jeunes actifs qui creusent leur bugdet pour ne pas passer pour des pingres. Entre découverts et pression sociale, on est bien loin du Christmas Spirit.

Découverts et pression sociale

D’après le sondage réalisé au Royaume-Uni, 75 % des 23-28 ans ont déjà dépensé plus que ce qu’ils pouvaient se permettre dans un contexte professionnel. Car le Secret Santa de fin d’année n’est que l’une des nombreuses occasions de la vie de bureau où une contribution financière est requise de la part des employés. Entre les anniversaires, les promotions et les pots de départs – dont le nombre varie sensiblement selon le turn-over de l’entreprise – les salariés ont en moyenne 15 occasions par an de participer à une cagnotte pour leurs collègues. Soit plus d’une fois par mois.

Une situation qui peut finir par peser lourd dans les budgets. Ainsi, plus d’un quart des jeunes actifs avouent avoir déjà puisé dans leurs économies ou avoir été à découvert pour participer à un cadeau dans le cadre professionnel. Et ce n’est pas parce les millennials sont beaucoup plus généreux que leurs aînés. Mais plutôt parce qu’ils se sentent jugés par rapport au montant de leur contribution ou le prix de leur cadeau. C’est le cas de 17 % des millennials interrogés. La même proportion de jeunes actifs déclare avoir déjà subi des insinuations ou des blagues sur leur avarice au bureau.

Pour soulager les esprits et les porte-monnaies, 24 % des millennials actifs s’accordent à dire que les entreprises devraient prévoir des budgets spécifiques pour ce type de célébrations afin que le coût ne pèse pas sur les épaules des salariés.

Établir des règles claires

Pour Ashley Weinberg, professeur de psychologie du travail à l’Université de Salford qui a participé à l'étude, l’échange de cadeaux est une part naturelle de notre fonctionnement d’animal social. Pas question donc d’interdire le Secret Santa et les cadeaux de départ. En revanche, il milite pour des règles claires et bien établies en amont. « Les entreprises peuvent jouer un rôle positif », affirme-t-il. D’après le professionnel, un Secret Santa bien réussi implique donc de fixer un budget limite qui convient à tout le monde. Et surtout d’offrir une porte de sortie sans jugement aux salariés qui ne souhaitent pas participer aux festivités... Plus facile à dire qu’à faire.


Méthodologie

Le sondage a été mené en octobre 2019 par Jobsite auprès de 4 000 travailleurs britanniques, dont 1 054 millennials (âgés de 23 à 38 ans).

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