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Des jeunes qui dansent
© SolStock via GettyImages

Lockdown parties : les Airbnb sont les nouvelles boîtes de nuit

Le 16 juin 2020

Pour pallier la fermeture des clubs, le phénomène des lockdown parties se développe sur la plateforme de location.

Ça y est la France entame la troisième phase de son déconfinement. À l’exception de la Guyane et Mayotte, tout le territoire est désormais « en vert ». Bars et restaurants peuvent donc rouvrir leurs portes et leurs salles. La vie reprend son cours, sauf pour les amateurs de boîtes de nuit. Clubs et établissements nocturnes sont toujours confinés. Alors les fêtards délocalisent leurs soirées… dans des Airbnb.

Les lockdown parties, la fête façon confinement

Outre les concerts et DJ set virtuels, le confinement a vu naître un autre type de fête : les lockdown parties. Début mai, des journalistes belges avaient découvert que des soirées étaient organisées illégalement dans des locations Airbnb laissées vacantes par la crise. Alors que le confinement est levé, ces soirées se poursuivent dans des locations de courte durée. Dans le 20e arrondissement de Paris, au 61 place de la Réunion, des habitants n’en peuvent plus et ont lancé une pétition pour mettre un terme à la « touristification massive » de leur quartier.

Baisse des prix et hausse du bruit

Interrogés par 01net, les voisins racontent les « défilés de Uber » qui amènent les fêtards dans l’appartement loué. Dans la nuit du 30 mai, ils font état d’une cinquantaine de jeunes qui se sont retrouvés pour faire la fête toute la nuit. Le phénomène ne touche pas que la capitale. À Reims, une propriétaire raconte avoir retrouvé son appartement saccagé après la tenue d’une lockdown party.

Pour les fêtards, l’affaire est rentable. La pratique profite en effet d’une baisse des prix des locations sur Airbnb, dont l’activité a chuté de 85% à cause du confinement. Même avec la taxe de séjour et des frais de ménage – qui peuvent tourner aux alentours d’une centaine d’euros –, la location reste très abordable pour les jeunes en mal de boîtes de nuit. Pour les voisins, cette nouvelle pratique festive a tout du cauchemar. À Paris, le comité du 61 place de la Réunion doit désormais composer avec les détritus et le bruit, même en semaine.

Les lockdown parties ont donc tout pour alimenter le bras de fer déjà engagé entre les grandes métropoles et la plateforme de location. À Paris, la Mairie envisageait de profiter de la crise pour racheter des appartements mis en location touristique sur Airbnb. Après le confinement, la guerre du logement reprend de plus belle.

Alice Huot - Le 16 juin 2020
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