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Une femme qui crie
© U.Ozel.Images via GettyImages

Filmer son voisin, la nouvelle folie de l’Amérique

Le 21 oct. 2020

Avec leurs pétages de plombs filmés sur le vif, les « Karen » ont envahi nos smartphones. Et ce n'est que le début.

Pas une semaine ne passe sans qu’une « vidéo de Karen » ne fasse le tour du web. Aux États-Unis, ces archétypes de la femme blanche raciste d'une cinquantaine d’année pètent les plombs. On les appelle « Panera Karen », « Supermarket Karen » ou encore « Carnival Karen », selon le lieu de leur esclandre. Elles sont filmées et parfois, filment elles-mêmes leur scandale.

La croisade des Karen contre les masques

Dernière en date, la « Starbucks Karen » qui refuse de mettre correctement son masque – le grand combat du moment des Karen. Dans une vidéo publiée sur TikTok par l’une des employées, on voit la Karen du jour qui explose lorsque la serveuse, noire, lui demande de mettre son masque sur sa bouche. Outragée, elle se met à crier « Ici, c’est l’Amérique. Je n’ai pas à faire ce que vous me demandez ». Avant de partir, sa commande sous le bras, en hurlant « Fuck Black Lives Matter ».

@thatotheralex

This was my day at work, how was yours🥰 Anyways, vote blue💙 ##starbucks ##biden2020 ##HorrorTok

♬ original sound - Alex

L’explosion des « freak out » vidéos

En plus du racisme et des tensions sociales, ces vidéos virales mettent en lumière une société où tout est filmé. Et ce n’est pas Big Brother le responsable. Mais bien nous, armés de nos smartphones. À voir la quantité de vidéos qui tournent sur les réseaux, se filmer ou filmer sa voisine qui pète les plombs semble être devenu le nouveau hobby des Américains. Les Karen ne sont que la face émergée du phénomène. Le subreddit r/PublicFreakout recense toutes sortes de vidéos de « pétage de plombs ». On y découvre par exemple les Daren, version masculine des Karen. Et ça n’est pas près de s’arrêter. « Les vidéos virales engendrent toujours plus de vidéos virales. Elles font partie intégrante de notre culture désormais » explique Katherine Cross, qui étudie la toxicité en ligne à l’Université de Washington, dans un article de The Atlantic. Souriez, hurlez, dénoncez, pleurez… vous êtes filmés !

Alice Huot - Le 21 oct. 2020
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