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Une femme en train de jeter des épluchures de légumes
© svetikd via Getty Images

Gaspillage alimentaire : pendant le confinement, on a fait plus attention

Le 28 mai 2020

En confinement, notre rapport à la nourriture a changé. Une étude menée par YouGov pour Too Good To Go fait le point sur nos nouvelles habitudes, notamment en matière de gaspillage alimentaire.

En France, nous avons moins gaspillé de nourriture pendant le confinement. C’est peut-être un détail pour vous, mais en vrai... ça veut dire beaucoup, quand on sait que le gaspillage alimentaire est responsable de 8% des émissions de CO2 chaque année. Si le gaspillage était un pays, il serait le 3e plus gros pollueur mondial derrière la Chine et les États-Unis. Une bonne nouvelle, donc, qui témoigne de notre nouvelle perception de la nourriture.

Quatre habitudes alimentaires que l’on souhaite garder post-confinement

L’étude révèle que durant la période de confinement, en France, nos habitudes alimentaires ont changé. Parmi les nouvelles habitudes constatées, certaines pourraient rester, à en croire les personnes interrogées. Ainsi, 43% de la population a pris plus de temps pour cuisiner, 41% a acheté uniquement des produits vraiment nécessaires, 38% préparait sa liste de courses en amont, et 35% faisait attention aux dépenses alimentaires.

Ces différentes habitudes témoignent d’un nouveau rapport à la nourriture. Pour la moitié des gens en France, la valeur économique, écologique et sociale de la nourriture a évolué.

Moins de gaspillage, plus de circuits courts

L’étude révèle qu’une personne sur trois a moins gaspillé de nourriture pendant le confinement. Une proportion qui s’élève à 43% chez les 35-44 ans. 27% en ont aussi profité pour trier leurs placards de cuisine…

Par ailleurs, nous serions 29% à avoir favorisé les produits locaux, ou issus de circuits courts. Ces nouveaux comportements ont permis de repenser la valeur écologique de la nourriture pour 49% des gens.

Comment les acteurs du secteur alimentaire peuvent-ils aider dans le maintien de ces nouvelles habitudes ?

Pour maintenir ces bonnes habitudes, l’étude insiste sur le rôle des distributeurs. Ainsi, 51% des personnes interrogées aimeraient que les magasins proposent une meilleure offre de produits locaux ou en circuits courts – un chiffre qui grimpe à 2/3 chez les seniors. Elles sont 36% à estimer que les distributeurs pourraient mettre en place et valoriser plus d’initiatives anti-gaspillage. Enfin, elles sont 28% à souhaiter que les points de vente développent une meilleure offre de produits bio.

Mélanie Roosen - Le 28 mai 2020
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