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Un homme qui soulève des haltères
© Alora Griffiths via Unsplash

Ce docu qui prouve qu’on peut être un champion en ne mangeant que des brocolis

Le 18 oct. 2019

Produit par une flopée de sportifs, ce documentaire compte bien changer notre perception de la viande et nous mettre au vert.

Des athlètes qui se surpassent en hurlant, des mecs aux biceps démesurés qui soulèvent des voitures, des grosses basses en fond sonore… a priori, The Game Changers sent plus la testostérone et la transpi que le régime à base de plantes. Et pourtant, c’est bien le sujet du documentaire britannique qui vient d’arriver sur Netflix. Objectif : déconstruire nos idées reçues sur les protéines animales.

Plantes et performance font bon ménage

C’est clair, The Game Changers veut nous faire manger des plantes. Tendance oblige, on a déjà beaucoup parlé de véganisme, de végétarisme et de régime sans viande. Mais n’allez pas chercher dans ce documentaire les arguments anti-spécistes et écologiques. Ils sont relégués à l’arrière-plan, quasi-inexistants. Cette fois-ci, on parle de performance, de puissance et de pulvériser des records.

En mangeant des légumes, on est plus forts, donc. On est bien dans un argument lié à la santé. Mais rien à voir avec la tendance « healthy » qu’on a en tête. On découvre ainsi une équipe de football américain qui carbure au mac&cheese dégoulinant de faux-fromage, aux burgers bien gras et aux cheesecakes à base de beurre de cacahuète. On est loin, très loin, de la salade verte agrémentée de tofu utilisée pour représenter – ou caricaturer – les adeptes du régime végétalien.

Et quand on dit performance. C’est dans tous les sens du terme. On a ainsi le droit à la mesure des prouesses érectiles de jeunes athlètes selon le type de protéines ingérées. Le test n’a rien de scientifique mais a le mérite de faire sourire.

Le tabou des plantes

Les aliments à base de plantes seraient donc nos meilleurs atouts pour performer. Mais dans le monde du sport, les légumes sont plutôt tabous. Ainsi, lorsque James Wilks, champion de MMA qui tente de se remettre d’une blessure au genou, retourne voir son coach, il découvre que le secret de ce dernier se cache dans son assiette. Depuis 10 ans, il ne mange plus aucun produit d’origine animale. Mais pas question d’en parler dans les vestiaires. Parce qu’un homme, « un vrai » – comprendre avec des gros biscotos – ça mange de la viande.

Une stratégie marketing bien rodée

En matière de testostérone et de biceps sur-dimensionnés, Arnold Schwarzenegger en connaît un rayon. Désormais végétalien, il n’hésite pas à taper sur le mythe des protéines animales. « C’est du marketing, du très bon marketing. Mais ce n’est pas fondé sur la réalité », affirme-t-il devant la caméra.

Après nous avoir enfumés avec la cigarette, le monde du marketing nous a donc fait le même coup avec des odeurs de grillades. Le réalisateur fait le parallèle avec les grands athlètes américains égéries de marques de cigarettes. Logique. Qui de mieux que des athlètes pour montrer qu’un produit est bon pour la santé ? C’était la stratégie marketing de l’industrie du tabac. C’est devenu celle de l’industrie de la viande. Et lorsque les études scientifiques tombent, les gros industriels brouillent les pistes pour créer « juste ce qu’il faut de confusion. »

En plus de prouver que plantes et performance font bon ménage, The Game Changers détricote des décennies de marketing pro-barbaque. Et porte un sacré coup au mythe de la viande rouge.

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