Coeurs et fantômes, accompagnés du logo de l'application Snack

Snack, l’application de rencontres qui punit les « ghosteurs »

© Montage / Logo officiel Snack App

Lancée il y a moins d’un an, l’application Snack cherche à remettre un peu de savoir-vivre dans nos flirts numériques. À commencer par réprimer les ghosteurs, ceux qui laissent les conversations en plan sans explications.

Avec la pandémie, le secteur des applis de rencontres a littéralement prospéré. D’après BFMTV, le chiffre d’affaires global du secteur atteignait 3,4 milliards de dollars fin 2020, soit une augmentation de 15 % en un an. Au total en 2021, ces plateformes comptabilisaient près de 560 millions d’utilisateurs. Mais alors, au sein d’un secteur aussi concurrentiel, comment se démarquer ?

L’application Snack a peut-être trouvé le bon filon. Cette plateforme, à mi-chemin entre l’aspect conversationnel de Tinder et l’aspect vidéo de TikTok, a établi un objectif clair : créer une application de rencontres adaptée aux codes de flirt de la Gen Z. Mais surtout, s’attaquer aux mauvaises habitudes qui entachent la fluidité des conversations. À commencer par le « ghosting ».

Houston ne répond plus ? Tant pis pour lui

« Hello, ça va ?  » – Votre interlocuteur a vu votre message –  « Bah alors, tu m’ignores ?  » – Pas de réponse. C’est donc ça le ghosting ! Et sur les applis de rencontres, cette manière de laisser les gens parler dans le vide sans jamais s’expliquer est plus que répandu. D’après une enquête du Nouvel Obs fin 2020, près de 50 % d’individus interrogés ont dit avoir vécu un épisode de ghosting dans l'année. Pour changer la donne, l’application Snack a mis en place une nouvelle fonctionnalité. Sur la plateforme, un profil qui s’habitue à laisser ses interlocuteurs en plan verra son compte progressivement invisibilisé par l’application. En gros, si vous faites face à un « ghosteur » , vous avez la possibilité de le signaler à la plateforme, et l’algorithme se chargera d’altérer la mise en avant de son compte dans l’onglet découverte. Ainsi, le ghosteur finit ghosté. 

Pour Kimberly Kaplan, fondatrice vancouvéroise de l'appli, cette fonctionnalité a été élaborée dans un but précis : « rendre au jeu des applis de rencontres ses bonnes manières et sa décence » . Il faut dire que le ghosting est plus brutal que de se faire poser un lapin. Imaginez seulement, quelqu’un qui discute avec vous dans la rue et qui d’un coup, prend la fuite au milieu de votre phrase, sans un mot. Difficile de le prendre bien.

Un réseau vivant et expressif

Au-delà de cet atout algorithmique, Snack fonctionne sur la base d’un modèle qui, à l’échelle de la génération Z, devrait clairement trouver son public. Car sur la plateforme, vous n’êtes pas représenté par votre seul nom, votre âge et quelques photos, mais par de nombreuses vidéos qui en disent un peu plus sur vous. Une vidéo de vous en train de skater, de lire ou même de siroter un cocktail, peu importe, disons que l’idée, c’est de partager une partie de votre quotidien comme sur Instagram. Cela permet d’ajouter un peu de vie, et surtout de lancer des conversations plus facilement sans passer par des échanges un peu trop plats. De plus, un utilisateur peut poster une vidéo en réponse à une thématique ou une question proposée par la plateforme.  « Quelle activité vous représente ?  » , « Une vidéo qui montre que vous êtes grand, sans le dire » . En bref, des perches tendues pour se présenter astucieusement, tout en jouant le même jeu que de nombreux utilisateurs qui répondent à la même question. Un peu comme TikTok et ses challenges.

Jusqu’ici, difficile de savoir si les ghosteurs ont été découragés, ou si les Z ont trouvé leur âme sœur. Mais depuis un an, Snack fonctionne fort bien et s’est même hissée ponctuellement dans le top 10 de la catégorie applications de rencontres sur l’App Store, avec près de 2,5 millions de vidéos postées par mois en moyenne.

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