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Tout le monde sait que son métier va changer mais personne n'est prêt

Le 26 mars 2018

Les experts estiment que plus de 50 % des métiers vont être profondément transformés d'ici 5 ans. Les salariés sont-ils prêts à faire face à ses mutations ? Ont-ils confiance en leurs capacités à s’adapter ?

Le monde du travail évolue et vite ! Par manque d’information ou de formation, tous les salariés ne se sentent pas prêts à faire face aux défis qui les attendent dans les prochaines années. Le cabinet de conseil BPI Group s’est intéressé à la question de l’évolution des métiers et dévoile les résultats de la 1ère vague de son baromètre pour l’employabilité.

La menace du chômage

Que ce soit à cause du chômage de masse ou de la concurrence des robots, la perte d’emploi est l’une des premières sources d’inquiétudes des travailleurs. L’étude révèle que 35% d’entre eux se sentent exposés à un licenciement dans les 3 années à venir. Seuls 19% se sentent assurés de conserver leur poste. Les plus inquiets sont les 40-49 ans, dont 37% se préparent à devoir retrouver un travail dans les 3 ans. Les plus de 50 ans sont les plus confiants avec seulement 31% d’entre eux qui se sentent menacés. Les employés des petites et moyennes entreprises pensent que leur emploi est plus en danger que ceux des grandes entreprises, malgré les plans de licenciement de masse qui font souvent la une des médias. Outre la taille de l’entreprise, le type de profession exercée influence aussi la confiance des salariés dans l’emploi. Les cadres se sentent ainsi plus protégés que les ouvriers : 40% des cadres pensent conserver leur poste contre 20% des ouvriers.

Bien informés, mal préparés

Si les français sont globalement conscients que les compétences nécessaires à la réalisation de leur travail vont évoluer, seulement un sur deux se sent bien préparé pour y arriver. Dans ce domaine les plus jeunes (15-29 ans) sont optimistes : 85% d’entre eux pensent que leur métier va beaucoup évoluer et 68% se sentent prêt à faire face aux évolutions. Du côté des plus de 50 ans, seul 1 sondé sur 2 se sent prêt. Plus de la moitié des ouvriers ne se sentent pas capables de faire face aux évolutions de leur emploi alors que les cadres ont le sentiment d’être bien formés (63% d’entre eux).

Formation : la route est encore longue

Pour avoir une formation, il vaut mieux être jeune (15-29 ans) et employé dans une entreprise publique de plus de 50 salariés en province. Les résultats de l’étude révèlent ainsi que 80% des ouvriers interrogés n'ont pas reçu de proposition de formation au cours de l’année écoulée. Les entreprises investissent plus dans la formation de leurs jeunes employés (42%) alors que les profils en fin de carrière ne reçoivent que 21% des offres de formation. Enfin, le secteur tertiaire forme mieux ses employés que l’industrie, 32% des travailleurs pour le premier contre 28% pour le second.
Méthodologie
Enquête réalisée par BVA pour BPI group sur Internet auprès d'un échantillon de salariés du 08 au 12 mars 2018.
Echantillon de 1000 salariés, représentatif de la population française salariée âgée de 15 ans et plus. La représentativité de l'échantillon a été assurée grâce à la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socio-professionnelle, secteur d'activité, taille d'entreprise et région d'habitation.
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