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Extrait du film Matrix

Le marché du « hacking éthique » se porte bien, merci

Le 31 août 2018

Expert en cybersécurité, hacker éthique, pentesters... en France, le marché de l’emploi du « hacking éthique » est en croissance. Mais attention, n’est pas hacker éthique qui veut. Bac +5, certification éthique et diplôme d’ingénieur sont de rigueur.

Elles s’appellent Wannacry, NotPetya ou encore PetrWrap, les cyberattaques se multiplient sur Internet. Entre 2016 et 2017, leur nombre a augmenté de 9% au sein des entreprises françaises d’après un rapport PwC. Sur les sites de retail, c’est même 90% de tentatives de connexion qui proviennent de bots programmés par des hackers. Et avec la mise en application du RGPD, la sécurité des données personnelles n’a jamais été aussi cruciale pour les entreprises.

Quoi de mieux qu’un hacker pour assurer sa cybersécurité ?

Que ce soit à cause d’amendes pour manquement à la sécurité ou de ransomware, les cyberattaques coûtent cher. Pour faire face à la menace, les entreprises se tournent donc vers... les hackers. Oui, mais des hackers éthiques ! Des spécialistes de la cybersécurité chargés de détecter les failles dans les systèmes informatiques pour mieux les consolider.

D’après une étude de la plateforme d’emploi Joblift, le recrutement de hackers éthiques est en pleine expansion. Depuis août 2016, les entreprises françaises ont publié 453 offres pour ce type de postes sur la plateforme. Une augmentation mensuelle moyenne de 11%. En comparaison, le marché de l’emploi général n’enregistre qu’une croissance de 2%. Pour les spécialistes du mobile, c’est encore mieux : une hausse de 28% sur la période.  

Des hackers au profil très policé

La demande est forte mais les entreprises cherchent des profils bien précis. Surfer sur le darknet et être un expert du téléchargement illégal seront certainement insuffisants pour convaincre les recruteurs. Pour assurer leur cybersécurité, les entreprises recherchent surtout des ingénieurs ou titulaires d’un master en informatique. 42% des postes leurs sont ouverts. Autre voie possible, les certification de hacking éthique comme la CEH ( Certified Ethical Hacker). Un tiers des offres les mentionnent comme obligatoire. Dans 10% des cas, les employeurs exigent une certification en plus d’un diplôme d’ingénieur. On est loin du vengeur masqué à la morale douteuse de la série Mr.Robot.

En plus des diplômes, la maîtrise de plusieurs langages informatiques est nécessaire. La préférence des recruteurs va au langage Python, mentionné dans 37% des offres. Java (34%) et Perl (10%) sont aussi appréciés.

La France à la traîne en matière de hacking éthique

Les chiffres sont encourageants pour le marché français de l’emploi des experts de la cybersécurité. En revanche, l’Hexagone ne tient pas la comparaison avec ses voisins européens. Avec 3 240 offres publiées sur la période, les entreprises britanniques recrutent 7 fois plus de hackers que les françaises. En Allemagne, on trouve 1,5 fois plus d’offres dans le domaine du hacking éthique. La France est à la traîne, donc. Pour rattraper son retard en cybersécurité, pourquoi ne pas miser sur les femmes ? 

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