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Big Head, dans la série Silicon Valley, en train de boire un soda gant

Les salariés les plus heureux sont ceux qui n'ont pas besoin de « pointer » tous les jours au bureau

L'ADN
Le 28 mars 2018

À la recherche de sens tant désirée en entreprise s'ajoute le besoin de flexibilité. Le télétravail, largement plébiscité par les employés, a encore du chemin à faire... 35% des entreprises s'y opposent farouchement !

À l’occasion de la présentation de l’étude « Les salariés et les nouveaux enjeux du travail : projections et attentes à l’égard de l’entreprise », réalisée par BVA, les équipes de Salesforce, commanditaire de l’enquête, mettent en avant la nécessité pour les entreprises de penser l'emploi comme une donnée flexible.

La clé du bonheur au travail : le salaire, la jeunesse… Mais pas que.

80% des répondants se disent satisfaits au travail. Parmi eux, ils sont 90% à gagner plus de 3 000€ par mois, 89% à faire du télétravail régulièrement, 86% à être cadres et 83% à avoir moins de 35 ans.

Pour autant, ces critères ne sont pas (tous) déterminants : lorsqu’on les interroge sur leurs critères de satisfaction, il apparaît que les salariés s’épanouissent plus dans leur relation avec leurs collègues (88%), la localisation de leur lieu de travail (81%), les horaires (81%) et l’intérêt de leur activité ; tandis que le manque de reconnaissance, de formations intéressantes et d’opportunités d’évolutions professionnelles cristallisent l’ensemble des mécontentements.

Les petites entreprises, plus à même de susciter de la motivation

La moyenne nationale s’élève à 67% de satisfaction. Parmi celles et ceux qui sont motivés au travail, le fait d’avoir un bon manager (42%) ou d’évoluer au sein d’une petite entreprise (44%) sont des facteurs importants.

Chez les 22% qui se déclarent souvent démotivés, le manque de reconnaissance est un point critique à adresser. « Il est de la responsabilité de l’entreprise de créer un environnement permettant à tous de transmettre et recevoir des avis en temps réel pour une reconnaissance objective », explique Olivier Derrien, Directeur Général de Salesforce. « Pour que cela fonctionne, il doit se baser sur la confiance ». Or d’après BVA, un salarié sur deux souffre d’un manque de reconnaissance dans son entreprise – le secteur public étant particulièrement touché sur ce terrain…

À la recherche du sens perdu

Pendant un temps, le sens d’une entreprise correspondait à sa direction stratégique. Aujourd’hui, il s’agit d’une recherche de signification. L’intérêt d’une entreprise passe désormais par plusieurs facteurs : son activité, sa stratégie, mais aussi « son implication et son rôle dans l’économie comme dans notre société », poursuit Nicolas Froissard, Directeur Général de Groupe SOS. « Le rôle social et la place accordée à l’humain au sens large sont des éléments moteurs dans l’intérêt des salariés ».

Quand on les interroge, près d’un salarié sur cinq déclare ne pas trouver d’intérêt à son travail. Un constat avéré chez les fonctionnaires (25%) et qui affecte aussi les cadres (12%).

 

Le changement : le privé a hâte, le public beaucoup moins

Le numérique et les innovations technologiques impactent profondément les métiers. Tout le monde le sait… Mais tout le monde n’est pas prêt : un tiers des salariés se disent inquiets des évolutions du monde du travail, quand un autre tiers se déclare impatient. Là encore, les différences selon les secteurs se font sentir : les salariés du public (42%) voient ces changements arriver trop rapidement et ceux du privé (37%) sont pressés de les voir arriver.
56 %
Inquiets, 56% des employés pensent que leur métier n’existera plus dans les 15 prochaines années.
Preuve qu’il faut faire preuve de pédagogie, insiste Adélaïde Zulfikarpasic, Directrice de BVA Opinion. Quant à savoir s’il serait possible de se former pour évoluer en même temps que les innovations, 61% des employés envisagent un changement de métier comme compliqué.

Le bien-être plutôt qu’un bon salaire

Le télétravail est de plus en plus plébiscité par les employés, mais reste timidement adopté par les employeurs. 51% des sondés considèrent que l’entreprise ne tient pas suffisamment compte de leurs demandes concernant la flexibilité (télétravail, horaires aménagés ou autres) et 35% d’entre eux se voient refuser le droit de faire du télétravail alors qu’ils le souhaiteraient. « Le lieu de travail s’est mué en lieu de vie : il est primordial qu’il offre toutes les caractéristiques adéquates », précise Patrick Dumoulin, Directeur Général de l’Institut Great Place to Work.

Problème : le bien-être au travail est encore trop peu considéré (47% estiment que leur entreprise néglige cet aspect) alors qu’il s’agit de la première priorité des salariés français, devant le pouvoir d’achat.

Les résultats de l’étude BVA correspondent aux attentes des nouveaux consommateurs : plus soucieux de leur bien-être que du salaire, ils préfèrent le sens au statut et l’ambiance à l’ego.

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