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Médicaments

L'IA au service des médicaments de demain

Le 4 juill. 2017

GSK s’est associée à une entreprise spécialisée dans l’intelligence artificielle pour développer de nouveaux médicaments grâce au deep learning.

D'après l'Inserm, l'Institut national de la santé et de la recherche médicale, il faut en moyenne quinze ans « pour qu’une molécule d’intérêt thérapeutique devienne un "vrai médicament" ». De plus, produire un médicament coûte cher. Selon l’Office of Health Economics, en 2000, il fallait débourser environ 1,5 milliard de dollars en recherche et développement pour qu’un médicament contenant une nouvelle substance arrive sur le marché. La puissance de calcul des superordinateurs pourrait à la fois résoudre cette contrainte de temps, et d’argent.
GSK a signé un « accord de collaboration stratégique » avec Exscientia, une société écossaise qui utilise l'intelligence artificielle pour découvrir des médicaments. En clair, la multinationale souhaite profiter des superordinateurs d'Exscientia et de ses compétences en matière de deep learning pour trouver de nouveaux médicaments. Si celle-ci remplit ses objectifs, elle pourrait recevoir un chèque de 43 millions de dollars. GSK a en effet fixé dix objectifs ; dix « cibles » qu’il faut atteindre à l’aide de nouvelles molécules.
Le but, pour GSK, est de réduire le temps écoulé entre la découverte d'une nouvelle molécule et les phases de tests sur les humains. Andrew Hopkins, CEO d’Exscientia, se veut confiant. Il prétend que, grâce aux procédés développés par son entreprise, le temps passé pour trouver des traitements potentiels est réduit d'un quart. De même pour le coût.
Dans un communiqué, Andrew Hopkins a expliqué que ce n'était pas la première fois qu'il travaillait pour le compte de l'industrie pharmaceutique. Ainsi, GSK ne serait pas la seule à avoir utiliser l'intelligence artificielle comme moyen de trouver plus rapidement de nouveaux médicaments.
En mai déjà, l'entreprise écossaise s'associait avec Sanofi au travers d'un partenariat de recherche dans le domaine des maladies métaboliques. Pour un montant allant jusqu'à 250 millions d'euros.
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