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Clown office

Chief Happiness Officer : fake or real?

L'ADN
Le 1 févr. 2017

« Responsable du bonheur», un poste atypique qui émerge dans les entreprises et notamment les startups. Mais qu’en est-il réellement ? Appât marketing ou vraie valeur ajoutée? Joblift a mené son étude sur le terrain.

Le méta-moteur de recherche d’emploi Joblift a analysé l’offre de postes de Chief Happiness Officer, sur les 12 derniers mois. Voici les enseignements qu’il en a tirés :

Alors que ce rôle est très médiatisé, le nombre d’offres publiées reste faible

On note néanmoins une multiplication par six des offres de Chief Happiness Officer en 2016 par rapport à 2015. Par ailleurs, il semble que les missions ne soient pas comprises de la même manière d’une entreprise à l’autre. Le rôle est attribué à des départements divers de l’entreprise, ce qui peut laisser entendre que cet intitulé n’est peut-être avant tout qu’un buzzword.

Un poste confié dans 38% des cas aux stagiaires

Les employeurs ont en commun de rechercher des candidats capables de transmettre les valeurs et la culture d’entreprise à travers leurs actions. Néanmoins, les entreprises ne comprennent pas le rôle de la même manière. La majorité (60%) des postes de Happiness Manager sont liés aux postes d’Office Manager, d’Assistant de direction voire aux Services Généraux, et les missions se limitent aux tâches administratives.

Dans 23% des cas, la responsabilité du bonheur au bureau est confiée aux services Marketing et Communication, et 17% des annonces intègrent ce rôle auprès de leurs responsables RH, lui donnant donc une importance dans le développement des talents internes. Par ailleurs, pour 38% des offres publiées, le rôle de Happiness Officer est délégué aux stagiaires, soit sept points de moins qu’en 2015, ce qui peut indiquer un investissement plus important dans le poste, pour les entreprises concernées.

Appât marketing ou conviction de l’entreprise ?

53 %
des Happiness Officer sont en startup.

Même si le poste est né en startups, le Happiness Officer n’attrait pas uniquement à ces dernières (53%). Le bonheur au travail améliore la productivité (selon une étude de l’Université de Warwick, 2014) et un environnement de travail agréable participe à la fidélisation des générations Y et Z.

Les PME (28%) et les grandes entreprises (18%) souhaitant rester à la pointe s’y intéressent donc également. Parmi les annonces analysées employant le terme de Chief Happiness Officer, on distingue deux types de tons : les annonces factuelles et objectives qui placent le mot-clé dans la liste des missions (42%), et les annonces plus émotionnelles (58%), mettant l’accent sur les qualités demandées et les valeurs d’entreprise. Le premier type peut laisser supposer que dans certains cas, le Chief Happiness Officer est un élément utilisé pour mieux vendre le poste, plutôt que le résultat d’une décision d’améliorer le cadre de vie de travail.

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