Une petite fille très heureuse fait le signe pouce levé avec ses deux mains

Bonne nouvelle : le respect de l'Accord de Paris peut limiter le réchauffement juste en dessous de 2 °C

Selon un nouveau rapport scientifique, les humains pourraient maintenir le réchauffement climatique en dessous de deux degrés Celsius. Enfin, si et seulement si les différents pays tiennent leurs promesses.

En avril 2022, le dernier rapport du GIEC sonnait une nouvelle fois l’alerte : notre avenir viable est déjà compromis à l'horizon 2025. Des scientifiques publient dans la revue Nature un rapport qui affirme que tout n'est pas écrit, pourvu que les États se tiennent à leurs promesses : « Si les nations respectent leurs récents engagements climatiques, y compris ceux pris lors de la COP26, le réchauffement climatique ne devrait pas dépasser les deux degrés Celsius. » On vous en dit plus.

« Décarboniser les économies » : la clé d’un avenir viable

Pour Christophe McGlade, chef de l’unité d’approvisionnement énergétique auprès de l’Agence internationale de l’énergie, co-auteur de ce rapport clairement intitulé – « La réalisation des promesses de l'Accord de Paris pourrait limiter le réchauffement juste en dessous de 2 °C » , notre survie sur Terre n’est pas condamnée. À ce sujet, il affirme que le scénario d’un réchauffement climatique à hauteur de 2 ° Celsius est le scénario le plus envisageable si les engagements internationaux en matière d’écologie sont tenus. Pour avancer de tels propos, McGlade et son équipe ont passé au crible les engagements de près de 200 pays en matière de décarbonisation, depuis 2015 jusqu’à la COP26 en novembre 2021. En croisant les promesses de chacun, les chercheurs ont alors pu estimer les taux d’émission à l’échelle mondiale d’ici la fin du siècle.

Il va de soi que depuis l’Accord de Paris en 2015, de nombreux pays ont signé pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, et renforcer leurs écosystèmes. C’est le cas des États-Unis et leur engagement « Net Zéro », prévoyant un taux d’émission de gaz à effet de serre proche de zéro d’ici 2050. Pour Christophe McGlade, sans se montrer naïf, il faut noter certaines avancées depuis ces accords :   « Ces trajectoires d'émissions très élevées dont les gens parlaient ne semblent plus aussi probables aujourd’hui »  ;   « C'est une bonne nouvelle car cela montre que le monde a fait des progrès en termes de politique et de technologie au cours des dernières années. » Pour lui, tout dépendra du suivi des promesses et, surtout, d’une prise de conscience des différentes évolutions qui marquent actuellement le marché de l’énergie. À ce sujet, le rapport affirme que les coûts de l'énergie solaire et éolienne, ainsi que des batteries lithium-ion pour stocker l'électricité, ont chuté jusqu'à 85 % entre 2010 et 2019. Pour Christophe McGlade, ces évolutions doivent être prises en compte et peuvent même se montrer avantageuses :   « Dans de nombreux cas, il est moins cher de déployer un nouveau parc éolien ou un nouveau parc solaire que de déployer une nouvelle centrale électrique au charbon. C'est le cas dans de très nombreux endroits à travers le monde aujourd’hui.

L’intérêt de cette étude réside dans sa capacité à démontrer qu’il n’est pas trop tard pour agir, et que les États savent quelles sont les solutions pour rectifier le tir... Y'a plus qu'à...

Sources : Wired / Nature

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