Rapport du GIEC 2022 :  il n’est pas trop tard pour sauver la planète !

Rapport du GIEC 2022 : après l'angoisse, le mode action

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En 2022, le GIEC confirme la menace climatique. Mais cette année, les chercheurs insistent sur des pistes concrètes pour inverser la tendance.

Pertes agricoles, réchauffement climatique, montée des eaux… D’après le GIEC, les conséquences de l’activité humaine menacent les conditions de vie de milliards d’individus. Mais si l’édition 2022 du rapport du GIEC a de quoi faire pâlir, les chercheurs ne se sont pas contentés de sonner l’alarme. Au-delà d’évoquer les risques, les spécialistes ont mis un point d’honneur à édifier des pistes viables pour inverser la tendance. De quoi donner l’envie d’agir plus que de s’accabler.

Consolider la nature

Parmi les formes d’adaptation aux problèmes évoqués, le GIEC insiste d’abord sur la capacité des écosystèmes à diminuer les risques climatiques par eux-mêmes. D’après Hans Otto Pörtner, co-président du groupe de travail II du GIEC,  « en restaurant les écosystèmes dégradés et en préservant efficacement et équitablement 30 à 50 % des habitats terrestres, océaniques et d’eau douce, la société profitera de la capacité qu’a la nature d’absorber et de stocker le carbone et nous accéderons plus vite à un développement durable, mais la volonté politique et un financement adéquat sont essentiels. » Pour les chercheurs, miser sur les possibilités naturelles d’autorégulation permettrait de retrouver un équilibre dans des zones polluées. D’après le rapport, de nombreux progrès sont perçus aujourd'hui, notamment quant à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Ce qui pose problème, c’est la manière dont les actions manquent de coordination et de rapidité :   « La plupart des mesures d’adaptation sont fragmentées, à petite échelle, progressives, adaptées aux impacts actuels et aux risques à court terme et focalisées davantage sur la planification que sur la mise en œuvre » .

L’urbanisation compatible avec l’avenir climatique ?

Aujourd’hui, les zones urbaines abritent plus de la moitié de la population mondiale. L'extension des métropoles présente des risques, et les villes elles-mêmes sont souvent mal conçues pour parer les désastres climatiques. Mais pour le GIEC, impossible de dissocier l’importance de l’urbanisation aux enjeux de demain. « Les villes offrent aussi des possibilités d’agir pour le climat – des bâtiments écologiques, un approvisionnement fiable en eau propre et énergie renouvelable, des modes de transport durables reliant les zones urbaines et rurales peuvent créer une société plus inclusive et équitable » . En ce sens, les chercheurs prônent la réadaptation, pour que les espaces soumis aux risques puissent être repensés en fonction d’un meilleur équilibre. Pour cela, le GIEC insiste sur l’importance des actions locales et régionales afin d’agir au plus vite sur le terrain et limiter la casse : « Les solutions seront plus efficaces si elles allient les connaissances scientifiques, les compétences technologiques et les savoirs autochtones et locaux » .

Au fil de ses réflexions, le GIEC a montré que si les données sont alarmantes, il s'agit de modifier nos usages et nos comportements - à toutes les échelles. Le rapport ne s’arrête donc pas aux chiffres, et donne les axes pour mieux concevoir l'action climatique :   « L’espoir n’est pas la garantie d’un avenir meilleur : c’est le fait de savoir que nos actions comptent. Et aujourd’hui, elles comptent plus que jamais » .

Source : IPCC

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