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On a testé TRASH, la nouvelle app vidéo branchée pour internautes arty et délurés
© TRASH app

Plus facile que TikTok, plus barrée qu'Instagram : on a testé TRASH, la nouvelle app vidéo branchée

Le 2 juill. 2020

À mi-chemin entre Vine et TikTok, mais se voulant moins normée en matière création, l’application TRASH permet de réaliser des montages vidéo artistiques et abstraits à partir du contenu de votre smartphone. 

Interface à l’esthétique « Windows 98 », ambiance colorée et underground, moodboards de vidéos faites « à l’arrache »… TRASH devrait plaire aux internautes frustrés par les stories insipides et flux de photos qui se ressemblent toutes. 

Boostée par une petite intelligence artificielle qui vous guide pas à pas, la nouvelle application de montage permet d’éditer de courtes vidéos sans effort et en quelques clics. Un peu comme TikTok, avec le souci de la mise en scène et de la scénarisation en moins. 

Des mash-up vidéo qui reflètent votre personnalité

Avec TRASH, pour le moment uniquement disponible sur iOS, c’est plutôt l’abstraction qui prime. En téléchargeant des contenus à éditer, c’est une ambiance, une humeur, voire une couleur qu’il faut chercher à retranscrire. « TRASH ne consiste pas à créer la vidéo parfaite ou à raconter une histoire précise, ce qui est traditionnellement l’objet d’un film ou d’une vidéo (...) », rapporte la cofondatrice de l’app et ex-salariée de Vine, Hannah Donovan.« TRASH transforme vos histoires en rêves. »

Et pour cela, rien de plus simple : vous sélectionnez vos vidéos et l’IA fait de son mieux pour les assembler de manière fluide et esthétique. Comme sur d’autres plateformes, des outils vous permettent de changer de filtre, de moduler la bande sonore et le choix de la musique, la vitesse des images ou encore l’ordre dans lequel vous souhaitez les voir apparaître. Vous pouvez même y inclure des GIF, bien que leur intégration soit laborieuse et risque de transformer votre création en une mauvaise présentation Powerpoint. 

En résultent des mash-up vidéo qui reflètent votre ressenti du moment, sortes de moodboards plus ou moins artistiques conçus de manière aléatoire. Voyez plutôt avec l’un de nos essais : 

(Preuve qu’un concert de rap, une expo d’art numérique et une conférence de geeks peuvent faire bon ménage.) 

Quand l’émotion prime sur le contenu

« Le réalisme autobiographique de Facebook et d'Insta a été le premier format de médias sociaux grand public, le leadership éclairé de Twitter a été le deuxième, et le micro-divertissement scénarisé de TikTok fut le troisième, analyse le blogueur Josh Constine. Le prochain pourrait bien être TRASH. » Grâce à ces « collages de contenus sans narration », il devient possible de transmettre de vagues émotions… même sans avoir grand chose à raconter. 

Plus que votre tenue du jour ou que le contenu de votre assiette, c’est en effet la manière dont vous donnez à voir les scènes de votre quotidien - aussi triviales soient-elles - qui compte. Via la page « Discover », le contenu des autres utilisateurs s’affiche selon différentes catégories. Et il y en a pour tous les goûts. « Video Therapy », équivalent ASMR de la plateforme propose des vidéos dont la première visée est la douceur et l’esthétisme, « Be the change » documente les manifestations d’activistes, « Level up » concerne les fans de jeux vidéo et « Too Lit » vous permet de conserver une trace quelque peu nostalgique de vos soirées entre potes. 

Dans sa façon de démocratiser le montage vidéo, TRASH vient faire de l’oeil à TikTok, mais comporte, selon nous, un petit bonus en plus : le recyclage de vidéos qu’on ne savait même plus qu’on avait. 

Margaux Dussert - Le 2 juill. 2020
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