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BTS, Lous and the Yakuzas, JUL... la bande son du mois
© Lous and the yakuzas

BTS, Lous and the Yakuza, JUL... la bande son du mois

June BO
Le 1 déc. 2020

Ok, ça vous dirait d'écouter la bande son du mois ? Alors, c'est parti : on sort de notre canapé, on ne s'empêche pas de danser, et on se projette dans l’air… du temps.

B T S

Ressers-toi un verre de cet ice-tea écoresponsable et concentre-toi sur ces trois lettres : B T S.

Ce groupe sud-coréen de K-Pop n’en finit plus de conquérir le monde. Alors, ok peut-être pas le tien, pas encore… Mais je te garantis que si tu prends le temps d’écouter les premières mesures de DYNAMITE, titre sorti le 21 août dernier, il est fort probable que comme leurs 20 millions d’abonnés, tu entames une danse de la joie dans ton salon. Gaffe à ton thé glacé, toutefois.

Les filles crient, les garçons les envient, les vieux ne les comprennent pas, mais les jeunes y croient tous. À la manière des Beatles, ce groupe de sept jeunes hommes adeptes de la coupe au bol déchaine les foules depuis plusieurs années.

101 millions de vues en moins de 24h : il faut croire que le confinement réussit à certains. 

BTS nous chante : « Ladies and gentlemen, I got the medicine so you should keep ya eyes on the ball, huh »... du coup, qu’ils n’hésitent surtout pas à nous tenir au courant… Dyn-n-n-n-na-na-na, life is dynamite…

Sers-moi donc un verre, monte le son, j’ai envie de faire la bamboche. À la vôtre !

LOUS AND THE YAKUZA

Ouvre bien grand tes oreilles, tes yeux et tes chakras et laisse entrer Lous and the Yakuza.

Elle, Marie-Pierra Kakoma, belgo-congolaise, auteure, compositrice, interprète, rappeuse, talentueuse, bosseuse, pointilleuse, et beaucoup trop « incroyableuse ». « Lous », anagramme de Soul, parce que c’est cool la soul, surtout quand on la mélange au hip-hop.

De Grace Jones à Azealia Banks en passant par Leeloo du 5eme élément, Lous est une hybride, une sorcière. Son pouvoir, «la détermination », elle sait parfaitement où elle se trouve, ce qu’elle veut et ce qu’elle vaut.

« Yakuza », son équipe, sa team, son tout. Ensemble ils sont en train de gravir des montagnes. L’un d’eux n’est autre que El Guincho, le producteur de la chanteuse de flamenco Rosalia, qui cartonnait en 2018 avec son titre Malamente. Lous demande au producteur espagnol de produire l’un de ses titres, puis la totalité de son album. Ce dernier accepte, probablement fasciné, comme nous, par cette femme d’une fragilité et d’une puissance incroyable.

Sur son front, l’image d’un homme, les bras levés vers le ciel. « C’est un mouvement qu’on fait dans la joie extrême et dans la pire lamentation. Et c’est à mon image, le juste milieu est inexistant. » Lous and the Yakuza vise juste, droit au chakra du cœur. 

JUL

En Twingo, claquettes/survet’ Lacoste et le logo de l’OM qui pendouille au rétroviseur, on est partis pour s’encanailler dans le 12ème arrondissement de Marseille. Dans la boite à gants, on laisse nos préjugés et on reconnait l’abnégation de cet ovni, le « Patrick Hernandez du rap français », c’est lui qui le dit… Lui ? JUL.

Boite à gants ? Pas sûr. 13 albums studio, 34 singles, 7 mixtapes, une multitude de clips, plus de 140 millions de vues sur YouTube, 1 Victoire de la musique et tout ce boucan en à peine six ans. JUL autoproduit ses albums, qu’il met en ligne gratuitement sur ses réseaux pour remercier ses 5 millions de followers, sa « team », « le sang ». Il est fort.

Le 9 octobre dernier, sort l’album « 13 organisés » regroupant une cinquantaine de rappeurs marseillais. Initié par le rappeur, le collectif démultiplie sa force de frappe et réussit à transformer sa Twingo en un véritable vaisseau spatial. 

Génie de la musique ? Qu'on soit d'accord ou pas, réussir à faire rentrer sur la banquette arrière des artistes marseillais, reconnus et adoubés par le monde du rap - Iam, Keny Arkana, Sch ou la Fonky Family... - est un tour de force magistral.

Une sorte de grande réunion tupperware du hip-hop marseillais qui (PAF!) lui certifie en plus un disque d’or.

Avec nos préjugés bien rangés à côté de l’album de Thierry Hazard ou de Début de soirée, est ce qu’on ne se laisserait pas entrainer par ce son qui fait définitivement bouger le popotin avant de revenir s’encastrer dans le canapé…?

June BO - Le 1 déc. 2020
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