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photo de striptease

Faire l’amour en VR, fantasmer sur des hologrammes... une série imagine le futur de nos relations intimes

Le 28 mai 2018

Avec la série Future Sex, les Français de chez Blackpills explorent la façon dont les technologies alimenteront et déshumaniseront nos désirs dans les décennies à venir.

Elle s’est ostensiblement inspirée de Black Mirror mais vaut certainement le détour, ne serait-ce que pour savoir ce qui vous attend demain, au creux de l’oreiller, entre votre casque de VR et l’hologramme de votre pornstar préférée. Écrite par Hank Woon et entièrement dédiée au visionnage sur mobile, la mini-série « Future Sex » signée Blackpills veut vous faire goûter aux plaisirs virtuels de la chair. Elle se construit sur le même modèle que sa grande sœur dystopique diffusée sur Netflix et propose une anthologie de 5 « tableaux » ou « épisodes » pouvant durer de 10 à 15 minutes. Son fil rouge ? Le sexe augmenté par les nouvelles technologies, chez les célibataires endurcis comme chez les couples en mal de libido.

Dans les grandes lignes, et dans la mesure où chaque épisode est indépendant du précédent, on y évoque les dérives d’une société gangrénée par la « surconnexion sexuelle ». Dans ce futur brossé à l’arsenic, le transhumanisme remplace les religions et mène au culte de la jeunesse éternelle, la jouissance solitaire prend le pas sur les relations physiques et les humanoïdes sexuels s’achètent pour une bouchée de pain grâce à un QR code.

Accrochez-vous, les quatre premiers épisodes ne vous épargneront pas. En réalité, seul le tableau final vous permettra peut-être de souffler un peu et d’aspirer à un futur où l’amour n’a pas été totalement avili par la tech. À moins qu’il ne s’agisse d’un épisode intermédiaire : badaud, mais tout aussi cynique que les autres...

Future Sex - Trailer Officiel VOST [HD] | blackpills
/ Attention, spoil /

Parmi les épisodes les plus marquants, et parfois dramatiquement actuels, nous retenons les épisodes 2 et 3.

« Gazzing », « contempler » en Français, nous fait par exemple accéder à l’intimité sexuelle d’un couple marié. Casque de réalité virtuelle vissé sur la tête, les deux partenaires peuvent programmer l’avatar virtuel auquel ils veulent ressembler pour s’exciter l’un l’autre. Ils font donc l’amour ensemble mais ne se voient jamais tels qu’ils sont réellement. Dans ce deuxième tableau, l’addiction à ces « doubles » virtuels est telle que l’épouse n’accepte plus son corps. Lorsqu’elle passe devant un miroir, elle ne peut s’empêcher de mettre son casque pour se rêver autrement, une souffrance qui n’est pas sans rappeler celle que les grandes plateformes instillent déjà aujourd’hui, en faisant primer culte de la perfection et mise en scène de soi sur le reste.

femme enlève son casque de VR

L’épisode 3, « Kobe », se distingue quant à lui par les détails qu’il sème en toile de fond. S’inspirant généreusement de l’univers de Blade Runner, il nous plonge dans un monde cradingue où les nouveaux canons de beauté sont à la fois humains et robots, où les jeunes femmes qui aspirent à l’éternelle jeunesse et se transforment dans ce but finissent par faire commerce de leur corps et où l’achat de love dolls, femmes et même enfants factices, peut se faire dans la supérette du coin. Lentement, les déviances s’installent et l’atmosphère de la ville, lourde et humide, devient aussi croupie que les mœurs de ses habitants…

Alors, prêts à mordre dedans ?


Pour regarder la série, c'est ici

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