Advertisement
premium2Advertisement
banniere1
banniere1
Des formes colorées sur un fond noir
© Evelina Domnitch & Dmitry Gelfand - Orbihedron

Trou noir, supernova… l’invisible du cosmos révélé par 4 installations artistiques

Le 13 mars 2020

Explorant les liens entre art, sciences et technologies, le festival Mirage de Lyon présente Cosmogonie, une plongée dans notre relation au cosmos et dans l’imaginaire des artistes qui tentent, poétiquement, d’en percer les secrets.

Gravitant autour de la thématique spatiale, la 8ème édition du festival Mirage qui se déroule du 11 au 15 mars à Lyon se penche sur la question de la conquête spatiale et de ses imaginaires à travers les créations d’artistes numériques.

À rebours des centaines d’entreprises privées qui cherchent à explorer Mars, voire à coloniser la Lune (en 2016, l’activité spatiale représentait plus de 300 milliards de dollars selon Les Échos), eux se placent dans une position d’humilité vis-à-vis de la Terre et du cosmos, lui-même jonché de milliers de déchets depuis les débuts de la conquête spatiale.

Tour d’horizon de ces artistes qui, à l’aide de chercheurs, observent, imaginent ou reproduisent des phénomènes que nous ne pourrions pas voir à l’œil nu.

Soleil Noir

Paradoxe « esthétique et philosophique », l’installation Soleil Noir de Barthélemy Antoine-Loeff place le visiteur face à une supernova, une étoile en fin de vie sur le point d'imploser, mais qui, ici, ne meurt jamais.

Maintenue en vie artificiellement, son existence est inconcevable pour la nature. Pour l’Homme et à l’image de la puissance qu’elle dégage en étant sur le point de mourir, elle est une métaphore des sources d’énergie que nous créons et convoitons tant pour échanger et survivre.

Hydrogeny

Spécialistes de la reproduction de phénomènes physiques invisibles, les artistes Evelina Domnitch et Dmitry Gelfand sont connus pour capturer la beauté de l’univers en miniature. Avec Hydrogeny, ils rendent hommage à l’élément le plus répandu dans l’espace : l’hydrogène.

La forme terrestre la plus répandue de l'hydrogène résidant dans la composition de l'eau, le duo a choisi de représenter ses fluctuations, normalement invisibles à l’œil nu, dans un environnement aquatique.

Orbihedron

Idem avec leur installation Orbihedron où les deux artistes recréent un vortex au milieu d’un bassin rempli d’eau. Ce vortex émet des rafales prismatiques de lumière qui évoquent l’ergosphère, une région radieuse qui entoure les trous noirs en rotation.

Sound reveries of trips we won’t go on

L’artiste Flavien Théry propose une expérience sonore qui permet d’explorer à distance un détail de la surface de Mars, le tout en déplaçant un curseur sur une image satellite.

Flavien Théry - Sound reveries of trips we won't go on (Western Arabia Terra)

Alors qu’il est probable que les robots réaliseront eux-mêmes les voyages interplanétaires dont la science-fiction nous a tant parlé, l’installation joue sur la nostalgie, en sons et en images, de ces voyages que nous n’avons jamais vécus et que nous vivrons probablement par procuration...

Margaux Dussert - Le 13 mars 2020
À lire aussi
premium2
premium2

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.