Jeune femme devant installation numérique à NEMO, expo au 104

170 artistes, 80 événements : que voir à la Biennale des arts numériques Némo ?

© Biennale des arts numériques Némo

Jusqu’au 9 janvier 2022, la Biennale des arts numériques Némo revient en Île-de-France. Son thème : l’invisible. Il sera question – entre autres – d'astrophysique, de chimie, de nucléaire et c'est époustouflant.

Révéler l’invisible par les arts numériques, les sciences et les technologies, c’est le projet de la nouvelle édition de Némo, Biennale des arts numériques francilienne, de retour jusqu’au 9 janvier 2022. Concerts, expositions, spectacles, performances, conférences… Pendant trois mois, l'évènement présentera près de 80 rassemblements et plus de 170 artistes dans toute l’Île-de-France. 

Après avoir enquêté sur l’éventuel remplacement de l’humanité par des « espèces technologiques » , la biennale explore cette année la capacité des artistes à révéler ce qui nous est invisible, qu’il s’agisse de phénomènes naturels ou sociaux. Très dense, la programmation se découpe en trois séquences .

Les expositions arts visuels 

Au mois d’octobre, la séquence consacrée aux arts visuels débute avec l’ouverture de l’exposition phare de la biennale, « Au-delà du réel ?  » , qui se trouve au Centquatre-Paris. Il faut ici naviguer entre différents ateliers foisonnant de signaux omniprésents dans nos vies de tous les jours – commandes électroniques, mouvements satellitaires, datas transportées par la fibre optique – mais pourtant imperceptibles.

Notre fascination à double tranchant pour la nature est aussi abordée. Dans Earthworks du duo d’artistes Semiconductor, de gigantesques séries d’ondes colorées prennent vie grâce au son des activités sismiques, volcaniques, glaciaires et humaines. 

Plus loin, c’est sur Mars que l’on atterrit. En récupérant les données mises en ligne par la NASA grâce à des caméras embarquées sur ses satellites, l’artiste Benjamin Vedrenne demande à une machine de tracer, en temps réel, une cartographie des paysages martiens que nous connaissons… sans jamais les avoir véritablement vus.  

Voir la programmation de la séquence « Arts visuels »  

Les expositions arts et sciences 

Au mois de novembre, la biennale présente ses différentes collaborations consacrées aux arts numériques et à leurs rapports aux sciences.

C’est l’occasion d’échanger autour des liens et de discuter du temps avec le philosophe des sciences Étienne Klein, et même de tomber dans un trou noir avec l’expérience sonore et immersive Hearing Gravity, dont nous vous relations déjà l'expérience en 2018

Pour sa 6ème édition, le festival CURIOSITas (organisé par la Diagonale Paris-Saclay et la Scène de recherche de l’ENS Paris-Saclay) propose aussi une sélection d’œuvres issues du croisement entre regards scientifiques et artistiques. 

Voir la programmation de la séquence « Arts et sciences »  

Les expositions arts vivants 

Le dernier mois de la biennale se consacre au spectacle vivant en prise avec les nouvelles technologies et la société numérique.

Une nouvelle édition du Grand Soir Numérique est organisée en ouverture, à travers une série de concerts et de performances en collaboration avec la Philharmonie de Paris et les expériences sonores de l’IRCAM.

Spectacles-conférences, pièces de théâtre en réalité virtuelle... Il faut aussi s’attendre à des performances inédites qui viennent questionner notre rapport au réel.

Voir la programmation de la séquence « Arts vivants »  

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