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un homme masqué allongé sur le sable
© David Wahl, histoires de fouilles à Colombes / Erwan Floch

Biennale Némo : des artistes imaginent un monde où l’humain n'existe plus

Le 2 oct. 2019

L’humanité est-elle amenée à être remplacée ? Si oui, par quoi ? C’est l’interrogation soulevée par la biennale des arts numériques Némo, de retour dans 40 lieux à Paris du 3 octobre au 9 février 2020. Expositions, concerts, spectacles vivants, rencontres… bienvenue à l’ère de la « post-humanité ».

Du 3 octobre au 9 février 2020, la biennale d’arts numérique Némo reprend ses quartiers en Île-de-France. Elle s’interrogera, dans près de 40 lieux, sur l’éventuelle disparition de l'espèce humaine – non pas sous l’angle de l’effondrement ou du changement climatique, mais sous celui des nouvelles technologies

Qu'est-ce qui va remplacer l'humain ? 

Robotisation, intelligences artificielles, réalités et humains augmentés… « La question n’est pas vraiment de savoir si l’humain est amené à disparaître, mais s’il sera remplacé, précise Gilles Alvarez, fondateur et directeur artistique de Némo. Et si oui, par quoi ? »

À question hypothétique, réponses multiples. Le design spéculatif (ou design fiction) sera d’ailleurs l’une des méthodes utilisées par les artistes pour répondre à cette question. Au 104, l’exposition principale de cette biennale (« Jusqu’ici tout va bien ») promet d’emblée une plongée dans un monde numérique déserté par l’humanité. « Ce qui semble être une exposition de science-fiction devient une exposition archéologique sur l’humain en 2019, commente le fondateur. On y découvre un musée dans lequel les artistes s’interrogent sur leur possible remplacement. »

le visage d'un homme à côté d'un humanoide

Co(AI)xistence, Justine Emard

Rassurons-nous, tout n'est pas que dystopie. Dans le sillage de « Prosopopées » (2015), première édition de la biennale qui explorait un monde où les machines sont privées de leur fonction initiale et livrées à elles-mêmes, l’exposition « Autonomie Zéro » remet un peu d’humain au cœur de la machine. Certes, un algorithme peut apprendre seul, mais peut-il vraiment être autonome sans nos intuitions ? La peur des machines est-elle si justifiée ? De quoi dédramatiser un bon coup.

Davantage de synergies entre arts et sciences

Cette édition sera marquée par davantage de liens entre arts et sciences. « Des endroits ont notamment été ouverts pour que les artistes puissent entrer en résidence auprès de scientifiques et "augmenter" leur imaginaire, explique Gilles Alvarez, et d’ajouter : j’aime penser que les artistes et les scientifiques sont là pour poser les bonnes questions. Laissons politiciens et ingénieurs y répondre ! »

À l’occasion du festival Arts & Sciences de l’Université Paris-Saclay, artistes et scientifiques présenteront une vingtaine d’œuvres en co-création. Il faut, selon le programme, se préparer à plonger à l’intérieur d’un arbre, écouter le chant mélodieux de baleines à bosse, découvrir la puissance des étoiles ou encore remonter le temps des climats passés.

Une réflexion autour de l’intelligence des plantes (Wood Wide Web) sera également menée à la croisée des deux univers par le festival la Science de l'art. À découvrir : 18 projets hybrides mêlant plantes dansantes, chantantes, robotiques… et même débats inter-espèces.

L’artiste Rocio Berenguer clôturera d’ailleurs la biennale au 104 avec l’introduction de son projet « G5 ». Dans un futur proche étrangement poétique, minéraux, végétaux, animaux, machines et humains se réunissent au sommet et discutent du futur de la vie terrestre, qu'il se fasse avec... ou sans nous. 

 
 
 
 
 
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