Un personnage de jeu vidéo à cheval vu de dos dans une contrée lointaine

Elden Ring : le jeu vidéo blockbuster qui prouve que la difficulté fait vendre

© Elden Ring

Le nouveau jeu d’Hidetaka Miyazaki, concepteur de la saga à succès Dark Souls, est difficile à terminer. Et les joueurs adorent ça.

Des boss surpuissants, des morts humiliantes et des gamers frustrés mais heureux : voilà en résumé ce qu’offre l'expérience de Elden Ring, le nouveau jeu vidéo signé du mythique créateur de la série Dark Souls, Hidetaka Miyazaki. Le président du groupe japonais FromSoftware est réputé pour aimer produire des jeux à la difficulté abyssale. Et les amateurs de Dark Souls attendaient sûrement de se faire à nouveau malmener. En tout cas, le succès d'Elden Ring tient de l'événement. Sur Steam, la plateforme de téléchargement de jeux la plus utilisée sur PC, les téléchargements auraient dépassé les 10 millions d'après Steamspy, alors que l’éditeur s’était fixé un objectif de 4 millions. Il faut remonter à 2018 et au lancement de Red Dead Redemption 2 pour trouver un tel résultat. Elden Ring s’adresse sans doute aux joueurs les plus masochistes... Mais il montre aussi que les gamers sont de plus en plus nombreux à chercher de vrais défis.

Un « vrai jeu » pour les joueurs hardcores

Au-delà de la hype générée sur les réseaux, il existe un véritable culte autours des jeux à grande difficulté comme Dark Souls et Elden Ring. Beaucoup de gamers voient dans ce gameplay consistant à crever inlassablement avant de connaître par cœur les mouvements d’un boss et de le vaincre, une ode aux premiers jeux vidéo d’arcades et de consoles. Ces jeux sans sauvegarde et avec une difficulté qui permettait de rallonger artificiellement la durée de vie faisait que d’en venir à bout était perçu comme un exploit. Elden Ring reprend à son compte cette mécanique. Finir le jeu est une preuve de courage et d'abnégation. Finir le jeu en speedrun (c’est-à-dire le plus rapidement et si possible sans avoir été touché une seule fois) est un exploit récompensé par des articles de presse et la possibilité d'inscrire son nom dans l’Histoire du jeu vidéo.

Libre de se perdre

L’aspect épuré d’Elden Ring explique sans doute une partie de son succès. Son monde ouvert, gigantesque, n'impose aucune direction et ne donne aucune indication à l’écran. Cette formule change beaucoup des autres jeux du studio FromSoftware qui se présentent généralement sous forme de corridors et d'arènes ne laissant pas vraiment de liberté aux joueurs. Beaucoup ont comparé cette manière de faire à celle d’Ubisoft. Les jeux du géant d’origine française sont eux aussi en open world. En revanche, ils sont bourrés d’indications, de quêtes secondaires et de boussoles GPS permettant aux joueurs de ne jamais être perdus, mais aussi d’être totalement téléguidés voire manipulés. Elden Ring préfère la formule d'un monde ouvert, et totalement déroutant. Une fois que la hype sera retombée, on a vraiment hâte de savoir combien de joueurs auront réussi à terminer leur partie.

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