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un homme qui donne une conférence
© Alina Vozna

Le fondateur de Wikipédia lance un réseau social basé sur des dons

Le 19 nov. 2019

Jimmy Wales veut proposer un anti-Facebook. La promesse ? Pas de publicité et un vrai respect des données privées. 50 000 personnes sont déjà conquises.

Chaque année, c’est le même rituel sur Wikipédia. Pendant plusieurs mois, on retrouve en haut de chaque article un appel aux dons avec la photo du cofondateur de l’encyclopédie en ligne, Jimmy Wales. Cette démarche – qui permet de récolter plus de 60 millions de dollars par an, est justement au centre du modèle économique de son nouveau projet intitulé WT Social.

Attendre ou payer tout de suite

Derrière ce nom mystérieux se cache en fait un nouveau réseau social censé faire la concurrence à Facebook. Son principe ? Pas de publicité et une inscription gratuite, mais différée. Le journaliste du média TheNextWeb est par exemple le numéro 28 000 sur la liste d’attente de la plateforme (sur 50 000 inscrits en tout). Vous l’aurez compris, seuls ceux qui font un don de 13 dollars par mois (ou 100 euros par an) peuvent passer devant et utiliser immédiatement le réseau social. Oui, ça ressemble beaucoup à un abonnement payant, mais en échange, les utilisateurs ont la garantie de ne pas voir leurs données personnelles faire tourner la machine publicitaire ni un CEO mettre en péril la démocratie à coup de manipulation politique de masse.

Le réseau social anti-fake news

Visuellement, WT Social donne dans la sobriété. Il s’agit en fait d’une déclinaison du média citoyen WikiTribune qui avait pour vocation de publier des articles de journalistes professionnels et d’internautes éclairés afin de lutter contre les fakes news. Comme sur Facebook ou sur Reddit, il est possible de rejoindre des SubWikis, sortes de groupes de discussions privées consacrés à un sujet en particulier.

Sur le long terme, WT Social se voit comme une alternative de qualité aux géants que sont Facebook ou Twitter. Le projet devrait permettre à de petites communautés d’internautes d’échanger des informations sans craindre la toxicité habituelle des réseaux sociaux de masse. Reste à savoir si les internautes sont prêts à payer pour ce genre de service. En voyant les abonnements de certains médias s’envoler comme le Guardian ou le New York Times, Jimmy Wales parie que c’est déjà le cas.

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