Financer les médias à l'unité

Médias : entre abonnement et publicité, un troisième modèle est possible

© aislan13 via Getty Images

Les créateurs de contenus et médias chinois privilégient la vente à l’unité. De quoi s’inspirer ?

Entre un modèle économique basé sur des publicités ciblées et ultra-intrusives et une multiplication des abonnements qui tirent sur le portefeuille, existe-t-il une troisième voix pour les médias et les producteurs de contenu ? D’après cet article de Wired, il faudrait regarder du côté de la Chine pour imaginer de nouvelles alternatives plus souples et plus intéressantes.

Vente à l’unité

C’est surtout du côté du marché du podcast et du livre audio que l’on observe des modèles différents. Les plateformes les plus importantes comme Xǐmǎlāyǎ, par exemple, proposent des paiements à l’unité à ses millions d’utilisateurs. Il est d’ailleurs possible de payer des contenus audio même à la minute. D’après l'agence Daxue Consulting, les créateurs de contenus audio professionnels peuvent générer jusqu’à 8 millions de dollars chaque année avec une base de 250 000 auditeurs. Aux États-Unis, l’un des podcasts les plus populaires, Serial, n’a généré que 500 000 dollars pour 19 millions de téléchargements.

Un modèle déjà testé

Rêver de la vente à l’unité, c’est bien beau, mais cela est-il viable en Occident ? Il faut tout d’abord prendre en compte le fait que les habitudes économiques des Chinois ne sont pas les mêmes que les nôtres. Il existe sur place ce qu’on pourrait appeler l’industrie du « Pay for knowledge » qui consiste à vendre des cours et des interactions audio en ligne spécialisée sur l'apprentissage en ligne. Cette tendance est pour le moment inexistante chez nous. De plus, l’expérience de la vente à l’unité a déjà été tentée dans les médias en ligne français au milieu des années 2010 : proposée par des agrégateurs avec des articles allant de 20 centimes à 5 ou 10 euros, ils se sont finalement cassé les dents en 2019. Seul le modèle des préventes en crowdfunding semble pouvoir fonctionner, mais touche surtout les revues papier. Les médias en ligne vont devoir encore se creuser la tête pour trouver des alternatives viables.

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commentaires

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  1. Laffay dit :

    Moi je suis un fan de la presse écrite, dans sa diversité, ue je vous trouve plutôt de bonne qualité dans son ensemble et j'éprouve une grande frustration de ne pouvoir lire certains articles qui sont réservés à des abonnés. Vraiment l'article à l'unité ce serait vraiment parfait. j'espère qu'on va trouver la solution car je pense il y a une vraie attente et les gens ont bien compris que la liberté de la presse, surtout ceux qui la lisent, ce n'est pas gratuit

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