une jeune fille regarde son portabel

Sociabilisation et drama : à quoi ressemble la vie des jeunes en ligne

© Luke Porter

Une étude du Pew Research Center s'intéresse à la perception que les jeunes de 13 à 17 ans ont des plateformes sociales. Et contrairement à ce qu’on pourrait penser, la plupart en tirent une expérience positive.

À contresens d’une couverture médiatique qui force le trait sur les aspects négatifs des réseaux sociaux, le Pew Research Center spécialisé sur les analyses sociales vient de publier une étude très complète sur la vie des adolescents en ligne. Et le tableau dressé est plus nuancé qu’il n’y paraît.

Le Web, un endroit où il fait bon vivre ?

De manière globale les jeunes Américains de 13 à 17 ans profitent de manière positive des réseaux sociaux. 80 % d’entre eux se sentent plus connectés à la vie de leurs amis, 71 % se sentent en confiance pour montrer leur côté créatif et 67 % estiment que les réseaux sont un bon endroit pour trouver du support en cas de coup dur. Seuls 38 % d’entre eux craignent les dramas ou le harcèlement qui peuvent parfois régner sur les plateformes, tandis que 31 % ont eu l’impression d'être exclus par leurs proches. L’étude montre aussi que les ados ont tendance à voir les effets négatifs des réseaux sociaux sur les autres plutôt que sur eux-mêmes.

Liberté versus pression des pairs

L’étude entre un peu plus dans les détails des appréciations et des craintes de la génération Z vis-à-vis de leur vie en ligne. Du côté positif, le Pew Research Center fait remonter la possibilité de dialoguer avec toutes sortes de personnes partout dans le monde, une qualité notamment très appréciée pendant la pandémie. L’ouverture vers d’autres idées ou cultures, vieille promesse du Web des débuts, est aussi louée par les 13/17 ans. TikTok, Instagram et YouTube sont vus comme de véritables fenêtres sur d’autres modes de pensées pouvant faire changer des avis bien ancrés. À l’inverse, ils craignent la pression sociale et les attentes irréalisables qu’ils peuvent ressentir sur les réseaux. L’étude note d’ailleurs que ce sont surtout des jeunes filles qui perçoivent ces pressions véhiculées par des influenceurs et qui concernent leur corps ou leur mode de vie. La peur de parler à une personne manipulatrice ou prédatrice derrière un avatar revient presque toujours parmi les peurs de la jeune génération.

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