Plus de tech, moins de fauteuils... Starbucks se transforme à la faveur de la crise

Après la crise, l'entreprise américaine se prépare à changer complètement de visage - et d'offre - dans les prochains mois.

Comme tout le secteur de la restauration, Starbucks et ses quelques 30 000 cafés à travers le monde, a subi la crise. Mais avec une baisse de chiffre d’affaires de 5% seulement au premier trimestre 2020, le géant américain du café s’en sort plutôt bien. Dès la troisième semaine de janvier 2020, alors que la Chine commence à se confiner, Starbucks réfléchit à la fermeture de ses enseignes. Comme beaucoup, la marque a misé sur la vente à emporter et la digitalisation de son activité. Starbucks compte bien profiter de la crise du Covid-19 pour accélérer sa transformation.

Circulez, y a rien à voir

D’après Fast Company, la chaîne américaine avait prévu de mettre en place une stratégie de commande en ligne entre 2023 et 2025. Le Covid-19 a accéléré tout ça, et d’importants changements sont à prévoir dans les 18 prochains mois.

Derrière le bar, Starbucks mise sur de nouvelles machines qui permettent de préparer plusieurs boissons à la fois et donc de rationaliser le temps de préparation des baristas. Plus d’efficacité, plus de productivité. Jusque-là rien de révolutionnaire. Mais si la chaîne veut à tout prix accélérer la préparation de ses lattés et autres Frappuccinos, c’est pour éviter les longues files d’attente... à l'extérieur. Et pas forcément celles des piétons. Car Starbucks compte mettre la voiture au centre de son projet.

En France, on mise sur le vélo pour l’après Covid. Aux États-Unis, Starbucks imagine son futur sous forme de drive : comme au fast-food, on commandera son café au guichet sans sortir du véhicule. Autre piste envisagée : le curbside pickup. Un système de vente à emporter qui permet aux clients de passer commande en ligne, puis de venir en voiture sur le parking du café où un employé lui apportera sa boisson. Dans les villes plus piétonnes, la marque à la sirène imagine aussi des drive piétons et de la vente à emporter au guichet. De toute façon, même avant le Covid, la vente à emporter représentait 80% des ventes, explique Roz Brewer, COO de Starbucks à Fast Company.

La fin du café cosy où l'on se pose pendant des heures

Pour le géant du café, le temps des gros fauteuils dans lesquels on se pose pendant des heures est bien révolu. Pourtant Starbucks s’était construit sur cette idée de « troisième espace » entre la maison et le travail. Alors que la généralisation du télétravail brouille la frontière entre les deux, la « troisième voie » de Starbucks est, elle aussi, en voie d’extinction. À la faveur de la crise, le géant mondial du café met de côté la convivialité pour devenir une sorte d'extension IRL de son appli.

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