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Une pile de cartons Amazon
© Amazon

Amazon met la pression aux salariés qui ne veulent pas travailler pour risques sanitaires

Le 19 mars 2020

On pensait la période propice aux élans de solidarité, de compréhension et de soutien. Mais pour certaines entreprises, c’est l’occasion de nouvelles démonstrations de force envers les salariés. Quand on est c*n…

Amazon exerce des pressions « inacceptables » sur ses équipes françaises. C’est en ces termes que le ministre de l’économie Bruno Le Maire a qualifié les pratiques du géant du e-commerce au micro de France Inter.

Pas de salaire pour les équipes qui exercent leur droit de retrait

Alors que certaines entreprises font preuve de solidarité en ces temps troublés, et qu’il est plus que jamais important d’entretenir le lien avec ses équipes, il semble qu’Amazon n'ait pas reçu le mémo.

L’entreprise refuserait en effet de payer les travailleuses et travailleurs qui exerceraient leur droit de retrait pour des raisons sanitaires.

Un danger « grave et imminent »

Sur plusieurs sites d’Amazon, des individus expriment le « danger grave et imminent » auquel ils sont exposés dans la mesure où leur métier ne leur permet pas de respecter les règles sanitaires. Le Huffington Post rapporte ainsi que mardi 17 mars 2020, 200 personnes travaillant sur le site situé près de Douai ont fait valoir leur droit de retrait. Mercredi 18 mars, 50% des CDI ont fait de même ou ont effectué un débrayage à Montélimar.

Il faut dire que certains sites concentrent plus de 1 500 travailleurs et travailleuses qui font face à un manque de gel hydroalcoolique, une absence de masques appropriés, de gants ou de lingettes… et que la distance physique recommandée n’est pas applicable.

Des pressions « inacceptables »

Bruno Le Maire a promis que la position du gouvernement sur le sujet serait communiquée à Amazon.

En parallèle, le ministre a insisté sur l’importance de protéger les librairies indépendantes dans le contexte actuel, qui bénéficie évidemment à la plateforme. Il s’est d’ailleurs dit ouvert à l’étude de la question de leur réouverture, les considérant comme des commerces de première nécessité.

Mélanie Roosen - Le 19 mars 2020
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