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Robots & Drones : Engie, dis-moi oui !

Le 14 juin 2017

Engie inaugurait, ce mercredi, le lancement du Laboratoire Robots & Drones dans le cadre de la 3ème édition de la semaine de l’innovation du groupe. L’occasion de présenter quelques bestioles mécaniques volantes.

La visite avait lieu, ce mercredi, au Centre de recherche et développement d’Engie, à la Plaine Saint-Denis. Inauguré dans le cadre de la 3ème édition de la semaine de l’innovation, le laboratoire Robots & Drones se compose de deux parties principales. D’une part, le fablab qui abrite une fraiseuse numérique, deux imprimantes 3D, une découpe laser et tous les outils nécessaires à la fabrication des produits. D’autre part, un hangar où sont testés les prototypes réalisés.

Fondé en 2008, le laboratoire ne s’est ouvert à l’activité robots que l'année dernière. Il fait partie de tout un réseau de laboratoires présents au sein du groupe. Trois sont dédiés aux nouveaux gaz (hydrogène, biogaz, gaz naturel liquéfié), quatre aux nouvelles utilisations de l’énergie (solutions pour l’énergie, le bâtiment, les transports…) et trois sont focalisés sur les nouvelles technologies : nanotechnologies, robots et drones ou encore intelligence artificielle et data science.

L’objectif du laboratoire Robots & Drones est de « rapprocher les fournisseurs de technologies avec les besoins de nos entités opérationnels »,  comme l’explique Bernard Blez, directeur du centre de recherche. Autrement dit, cette section R&D vise à développer des solutions afin de faciliter, sur le terrain, le travail des équipes. « L’énorme partie de l’activité consiste à développer des solutions pour optimiser les coûts de maintenance », précise Baptiste Bouffaut, responsable du laboratoire.

Ainsi, une démonstration a été faite en extérieur d’un drone aux allures d'énorme libellule mécanique. Il vise, par exemple, à intervenir sur des sites pollués pour nettoyer l’isolateur d’une ligne à haute tension. « Depuis le sol, décrit Patrick Comont, directeur innovation du centre de recherche, l’homme va piloter le drone qui emporte avec lui une charge outils qui permet de déposer le produit nettoyant. » Seule limite technique : le drone ne peut, à l’heure actuelle, que voler une quinzaine de minutes maximum lorsqu’il est équipé.

Drone Engie

Les drones peuvent aussi servir à détecter, là où il faudrait monter des cathédrales d’échafaudage pour le faire, des anomalies difficilement observables de loin. Inspecter les endroits inaccessibles, c’est précisément l’objectif d’un autre drone, entièrement imprimé en 3D, présenté ce mercredi. Equipé d’une caméra 1080p full HD, le petit bolide réalisé dans le cadre d’un stage permet, entre autres, « d’inspecter l’état externe d’une canalisation : l’état de la peinture, la corrosion… », comme l’explique Mohamed Kameche, qui travaille pour le pôle canalisations.

Drone fabriqué avec une imprimante 3D

Sur la partie robot, le laboratoire développe un petit robot d’inspection automatique pour détecter la corrosion. Equipé d’un « Lidar », une télédétection par laser, il peut détecter son environnement autour de lui. Les capteurs ultrasons intégrés à l’engin lui permettent d’éviter les obstacles au sol. Enfin, sa caméra offre la possibilité de détecter et d’inspecter une canalisation. Certains « Lidar » peuvent servir à produire une reconstruction 3D de l'environnement. « Intégré au robot, cela nous permet de cartographier un terrain difficile, de faire des repérages pour la construction d’un barrage par exemple », illustre Patrick Comont.

Technologie Lidar

Le Lidar intégré à un robot développé par le laboratoire.

Encore au stade de projet, l’équipe du laboratoire travaille également à la réalisation d’un rover sous-marin relié en permanence à la surface avec un câble. « L’idée, détaille Baptiste Bouffaut, est de concevoir une plate-forme navigante qui embarquerait un drone aérien et un drone sous-marin » afin d’assurer la maintenance des éoliennes offshore déployées en mer. Là où, habituellement, il faudrait déployer deux équipes différentes avec des plongeurs pour s’occuper de la partie sous-marine, etc. « Ce genre de projet, ajoute Baptiste Bouffaut, intéresse les filiales du groupe maritime. Par exemple, la compagnie nationale du Rhône [une filiale du groupe Engie, NDLR]. »

Bateau Engie

Les prototypes présentés lors de cette inauguration sont destinés à servir les « besoins opérationnels des entités Engie », comme l'explique Bernard Blez. Le directeur du centre de recherche n'exclut pas, toutefois, « avoir des collaborations avec des groupes qui ne soient pas concurrents ».

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