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un homme regarde un avion s'envoler dans un aéroport
© jeshoots via Unsplash

Cette CEO emmène ses équipes à l'étranger et elles sont plus productives

Le 19 févr. 2019

Et si le secret de la productivité, c’était de combiner vacances et boulot ? Carole Juge-Llewellyn, fondatrice de Joone, a fait le test. Et il est plutôt concluant.

Dans la catégorie nouveaux modes de travail qui font leurs preuves, on demande le mi-temps à l’étranger !

Carole Juge-Llewellyn, CEO de Joone, a testé l’expérience. Créée en 2017, la start-up vend des couches pour bébés qui garantissent transparence et sécurité aux parents. L’entreprise cartonne (+10% de croissance par mois depuis un an et demi) et se développe : aujourd’hui, ce sont une trentaine de salariés qui travaillent pour la marque. Et Carole Juge-Llewellyn entend bien leur offrir le meilleur cadre de travail possible.

Escapade au Japon

Pas toujours facile, quand on dirige une entreprise, de questionner les modèles établis. Surtout quand il s’agit de revoir les modes de travail. Certains ont déjà du mal à autoriser le télétravail, alors on les voit mal tester des initiatives plus inattendues. Comme ne bosser que 4 jours par semaine, par exemple. Ou emmener une partie de ses équipes une semaine à l’étranger sans raison apparente.

C’est pourtant ce qu’a fait Carole Juge-Llewellyn. « Quand je voyage pour le travail, je pars souvent avec un ou une collègue. En général, on prend un hôtel central parce que c'est plus pratique. Résultat, on paye aussi cher pour deux jours à deux que si on avait loué un Airbnb à 10 ». Ce constat l'a décidée à tenter l’expérience.

La première édition de ces voyages de boulot a eu lieu au Japon, à Tokyo. L’entreprise prend en charge la location du logement, et les salariés qui le souhaitent (les voyages n’ont lieu que si 6 personnes au moins sont disponibles) payent leur billet d’avion.

Moitié-moitié, mais plus de productivité

Sur place, les équipes travaillent 5h par jour : de 8h à 13h, ou de 17h à 22h. Le reste du temps est consacré à des occupations touristiques. Ces journées comprimées ont plusieurs vertus : ça force à être productif et à mieux s’organiser. Pas question de procrastiner ni d’accorder du temps à ce qui n’en mérite pas : on va droit à l’essentiel. C’est vrai pour les équipes qui partent, mais aussi pour celles qui restent en France. À chaque voyage son « chaperon » – quelqu’un de la direction, donc. Et avec le décalage horaire, cela signifie que celles et ceux qui restent à Paris doivent avancer sans attendre des validations qui mettront parfois plusieurs heures à arriver. « Ça permet de responsabiliser les équipes. »

Autre bonus : souder la team ! Plus efficace qu’un team building mal préparé, réunir une petite portion des équipes dans un endroit isolé du quotidien ferait beaucoup de bien.

Pour l’entrepreneur américain Matt Blumberg, ce temps commun privilégié commencerait même… dès l’avion, comme il l’expliquait dans les colonnes de Business Insider ! « On passe plus de temps ensemble que d’habitude quand on est à bord. Et ce temps social est incroyablement important dans le processus de management, et pour développer des connexions avec ses employés. »

Pour Carole Juge-Llewellyn, les arguments ne manquent pas, si bien que l’entreprise a déjà prévu d’organiser d’autres sessions. Au programme de cette année : Bologne, Toronto, la Nouvelle Orléans et Las Vegas !

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