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Un employé de bureau boit un smoothie vert
© nito100 via Getty Images

9 idées pour être plus écolo en entreprise

Le 9 juill. 2019

Pour devenir une boîte responsable, la bonne volonté ne suffit pas : il faut des actions ! Et c'est plus facile quand on a les outils à disposition. Morning Coworking a imaginé Go Green, un programme vert en mode collaboratif qui mobilise tous les salariés et a déjà fait ses preuves.

16 000 gobelets en plastique remplacés par des éco-cups, 250 arbres plantés, 46 kilos de compost créés… En 15 initiatives concrètes, les équipes de Morning Coworking ont réussi à réduire l’empreinte carbone des bureaux. Les efforts sont faits à tous les niveaux : gaspillage alimentaire et textile, produits sanitaires, recyclage… Comment ça marche ?

Go Green or go home

À l’origine de ces démarches, un projet commun : celui d’impliquer collaborateurs et collaboratrices dans l’avenir de la boîte. Tous les vendredis, les équipes se réunissent et soumettent une idée pour améliorer l’entreprise. Chaque personne peut ensuite s’approprier un projet et activer les moyens nécessaires pour le déployer. Au total, 20 métiers différents se sont réunis autour de 15 initiatives pour rendre Morning Coworking plus éco-responsable au sein du programme Go Green.

Nous en détaillons 9 pour vous ci-dessous.

9 idées desquelles s’inspirer

1. Organiser des ateliers responsables

Chaque année, la semaine du climat bat son plein. Son objectif : sensibiliser un maximum de gens, jeunes et moins jeunes, sur les thématiques environnementales à travers des jeux, des débats, des rencontres… On en parle souvent à l’école, mais les entreprises aussi doivent s’en emparer. Du 7 au 13 février 2019, Morning Coworking a convié des sociétés pour sensibiliser les équipes sur différents sujets : le gaspillage alimentaire avec Too Good To Go, le traitement des déchets avec Surfrider Foundation ou l’enjeu climatique avec Les Others.

2. Collecter les textiles

Les chiffres sont affligeants : chaque année, 500 millions de kilos de vêtements, linge de maison et chaussures sont jetés en France. La bonne nouvelle, c’est que chaque kilo de textile collecté évite l’émission de 25 kilos de CO2. En collaboration avec l’entreprise ReDonner, Morning Coworking a organisé une grande collecte de vêtements. Au total, ce sont 333 kilos de textiles qui ont été récupérés – et qui ont évité l’émission de plus de 8 000 kilos de CO2.    

3. Faire du compost

Les déchets organiques ne doivent pas nécessairement finir à la poubelle ! Avec l’aide des Alchimistes, Morning Coworking a installé des bacs à compost dans ses locaux de République. L’entreprise propose une solution pour récolter localement les déchets organiques et les transformer en compost made in Paris. Plus petits que les composteurs traditionnels, les équipements permettent de récolter les déchets à vélo avant d’être apportés sur les lieux de collecte. Les déchets sont ensuite revalorisés en 4 semaines (contre les 9 mois habituels !) puis transformés en terreau destiné à la végétalisation de Paris. Depuis janvier 2019, le dispositif a permis de récolter 257 kilos de biodéchets qui ont été transformés en 46 kilos de compost (et ont évité l’émission de 103 kilos de CO2 !).

4. La fin des gobelets

5 milliards de gobelets en plastique sont jetés chaque année en France. Plutôt que de continuer à en proposer en libre-service, Morning Coworking a remplacé 16 000 gobelets disponibles dans certains espaces par des mugs et éco-cups. Tous les nouveaux espaces qui ouvrent sont par ailleurs « zéro gobelet ».

5. Ménage écolo

On a de plus en plus tendance à décortiquer les étiquettes des produits alimentaires, mais quid de celles des produits ménagers ? Les équipes de Go Green l’ont fait. Sur 12 étiquettes, 72 composants suspects – et 5 produits remplacés par leurs équivalents éco-labellisés. Morning Coworking a aussi fait appel à l’entreprise O’Petits Soins pour nettoyer la majorité de ses espaces. Cette entreprise s’engage à utiliser un maximum de produits éco-labellisés et à planter du corail pour chaque bidon de produit utilisé.

6. Passer en mode fri-co

Le fri-co, c’est le frigo collaboratif. Partagé entre les membres de l’espace de coworking, il a été imaginé par Too Good To Go. Chaque personne y ajoute ses aliments en trop ou ses restes pour que les autres puissent se servir. Pour rappel, le gaspillage alimentaire est le 3e plus gros pollueur du monde en termes d’émissions de CO2 !

7. Planter des arbres

À chaque nouvelle arrivée, Morning Coworking s’engage à planter un arbre. Cette initiative est menée avec Eco Tree. Elle a plusieurs vertus : elle permet d’intégrer les nouvelles recrues – chaque personne qui arrive reçoit un code pour planter son arbre et participer à la reforestation en France, et de considérablement augmenter les kilos de CO2 absorbés.

8. Se sécher les mains autrement

On n’y pense pas forcément au moment fatidique, mais les essuie-mains et sèche-mains traditionnels émettent environ 17 grammes de CO2 à chaque utilisation. Bonne nouvelle, il existe des solutions plus écolo. Les sèche-mains Dyson, par exemple, n’émettent que 3,3 grammes de CO2 par séchage. Et quand on fait le calcul, c’est plutôt cool : sur 750 coworkers, ce sont 20 kilos de CO2 économisés par jour – soit 4 tonnes à l’année.

9. Des urinoirs secs

La marque Techno Green propose des urinoirs sans eau ni produits chimiques. Morning Coworking en a installé deux dans son espace ouvert le 18 juin 2019. Là encore, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Sur les 310 personnes que peuvent accueillir le lieu, la moitié utilise des toilettes pour hommes, et un huitième de ce groupe l’un de ces deux urinoirs : ce sont 35 030 litres d’eau économisés chaque année.

Souder les équipes

L'un des gros avantages de la démarche a été, selon Agathe Fouache, Cheffe de projet communication chez Morning Coworking, de re-souder les équipes. « Nous avons beaucoup grossi, au point d'atteindre 100 personnes l'année dernière, rappelle-t-elle. L'ambiance s'était un peu étiolée. Nous avons pensé que compiler les idées des collaborateurs et collaboratrices qui concernaient le green pouvait permettre un rapprochement. » Pari réussi : sur les 100 personnes de l'équipe, 25 ont répondu présentes à l'appel. 

Il faut dire que sauver l'environnementa priori, tout le monde est pour. Ce qu'il faut, ce sont surtout les bons outils... et du temps ! Mais visiblement, tout se goupille bien... « Nous avons l'habitude de travailler en mode projet. Dégager du temps pour avancer sur ces problématiques ne sera pas mal perçu par les équipes », se réjouit Agathe Fouache.

Question cash

OK, donc il y a le temps, la volonté, les outils... Mais combien ça coûte ? « Évidemment que certains sujets représentent un investissement, reconnaît Agathe Fouache. Typiquement, acheter des éco-cups ou des mugs, ça coûte de l'argent. Mais c'est de l'argent qu'on ne dépensera pas dans des gobelets en plastique à usage unique. » Idem pour les urinoirs, qui coûtent plus chers que les traditionnels mais qui doivent permettre des économies d'eau. « Il faut plutôt voir cela comme un investissement sur le long terme que sur une dépense court-termiste », analyse-t-elle.

Les équipes ne comptent pas s'arrêter là. D'autres initiatives sont à venir, dont l'installation de ruches sur le toit de certains établissements au printemps prochain, ou le changement de fournisseur d'énergie. Objectif : rendre le coworking complètement green.

Le pari est beau, et les résultats sont là. Et ça donne franchement envie de se retrousser les manches et de s'y mettre aussi.

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  • Vous devriez publier les sources sur lesquelles vous vous appuyez : en écologie, on entend tout et son contraire; Concernant les les essuie-mains et sèche-mains traditionnels qui émettent environ 17 grammes de CO2 à chaque utilisation, vous parlez des serviettes papier à usage unique, des tissus qu'on déroule ou des sèches-main électriques "ancienne génération" ? Quand vous citez les sèche-mains Dyson, par exemple, qui n’émettent que 3,3 grammes de CO2, ça fait penser à un article sponsorisé...