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RH : que veulent vraiment les recruteurs ?

Le 13 juin 2018

Soft skills, intelligence artificielle et quête du freelance idéal... quoi de neuf au pays des recruteurs ? L’étude « Recruiter Sentiment » menée par le réseau social LinkedIn prend la température du monde des RH.

Reprise économique, croissance en hausse et nouveaux modes de travail, le secteur des RH se porte bien. Pour son étude « Recruiter Sentiment », le réseau social professionnel LinkedIn a interrogé 600 professionnels du recrutement. Tout va pour le mieux, deux tiers d’entre eux constatent une augmentation des taux de recrutement au premier trimestre 2018 par rapport à 2017. Parmi les secteurs qui embauchent le plus, on retrouve le milieu du matériel informatique (60%), le marketing (58%) et la santé (52%).

Malgré les risque de tomber sur des candidats qui gonflent leurs CV, les spécialistes des RH sont confiants dans leur capacité à dénicher les bons profils. Que recherchent avant tout ces recruteurs ? Près de 7 sondés sur 10 ont constaté une augmentation des postes en freelance. Une demande qui concerne également les très grosses entreprises. La tendance est donc à la flexibilité et à l’adaptabilité.

Côté compétences, ce sont les soft skills qui continuent d’avoir la cote. Pour deux tiers des recruteurs ces compétences comportementales sont très importantes, parfois plus que les savoir-faire appris à l’école. D’après le sondage, le savoir-être le plus prisé des recruteurs est le travail en équipe (49%). Les capacités de communication sont primordiales pour 46% d’entre eux alors que 43% des sondés vont d’abord tester la confiance en soi.

Privilégier les soft skills et les capacités d’adaptation aux savoir-faire, c’est bien joli mais comment les recruteurs s’y prennent-ils pour mesurer ces compétences ? L’essai sur le poste en question reste la solution privilégiée par un professionnel RH sur deux mais pourrait bien être rapidement dépassée. Pour détecter les meilleurs candidats, les entreprises n’hésitent pas innover : la banque néerlandaise ABN AMRO a développé un jeu vidéo pour recruter les meilleurs hackers et PwC mise sur l’escape game pour recruter ses profils juniors. En France, plus d’un tiers des recruteurs déclarent utiliser la réalité virtuelle pour tester les compétences comportementales des candidats.

Pour faciliter le recrutement, la moitié des RH ont également recours à l’intelligence artificielle. Et même parmi ceux qui ne s’y sont pas encore mis, certains pensent que cette technologie est nécessaire pour débusquer les meilleurs talents. Pour l’heure, l’étude LinkedIn révèle que 29% des recruteurs utilisent l’intelligence artificielle pour évaluer directement les soft skills des candidats. Mais une fois sur deux les algorithmes servent à comparer les tests des candidats. Pour 45% des professionnels du recrutement, les machines intelligentes permettent de tester le raisonnement logique des postulants et 2 sur 5 les utilisent pour sélectionner plus rapidement les bons profils. L’intelligence artificielle est donc surtout utilisée pour des tâches de contrôle, à faible valeur ajoutée. Les recruteurs peuvent alors employer leur temps pour évaluer les fameuses compétences comportementales si recherchées. Aux machines l’évaluation des compétences techniques, aux humains celle des compétences comportementales.


Méthodologie

Le sondage « Recruiter Sentiment » est basé sur les réponses de 600 professionnels de services RH internes (PDRH, DRH et Responsable RH) et recruteurs en agence (directeur d’agence de recrutement et recruteur senior) en France. Les interrogés sont issus de six régions (Hauts de France, Ile-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes, Bretagne, Nouvelle- Aquitaine et Occitanie) et de neuf secteurs (services aux entreprises, finance/banque, logiciels et services informatiques, fabrication, médias et communication, secteur public, vente, conseil et marketing).

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