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Top 3 des mensonges les plus fréquents sur un CV

Le 12 juin 2018

Et certains vont même jusqu’à inventer des entreprises qui n'existent pas ! C’est le constat de la startup EveryCheck, spécialisée dans la vérification de CV. Et si ce n’était pas si tragique pour certaines entreprises, ça en serait presque drôle...

Alerte au CV gonflé !

Quand les scandales éclatent – l’ancien CEO de Yahoo! contraint de démissionner pour s’être inventé un diplôme, Idriss Aberkane sous le feu des projecteurs pour s’être arrangé avec la vérité – tout le monde se pose la question : QUI ose, dans la vraie vie, mentir sur son CV ?

À en croire les résultats de l’enquête menée par EveryCheck, dont l’activité consiste à vérifier pour les entreprises les références des candidats, la pratique est plus courante qu’on ne le pense.

Certaines catégories de métiers sont moins gênées que d’autres quand il s’agit de s’arranger avec la vérité… Top 3 des mensonges les plus fréquents !

Inventer une expérience dans une entreprise… qui n’existe pas

La palme de l’entreprise-mytho revient aux commerciaux ! Une astuce « facile » pour gonfler son CV, qui revient à inventer des expériences au sein de boîtes qui n’ont jamais existé. Une attitude qui fait écho à une étude réalisée par OpinionWay pour Monster dans laquelle on apprend que pour les jeunes diplômés, il est très compliqué de trouver un premier emploi… dans la mesure où on leur reproche sans cesse leur manque d’expérience.  « Comment voulez-vous que je gagne en expérience si on ne me laisse jamais ma chance ?! », s’agace l’un des concernés.

En falsifiant son CV ?

Mentir sur ses diplômes

Vous pensez qu’un faux diplôme est plus anodin qu’une fausse expérience ? Sur le papier, on pourrait le croire… Dans les faits, c’est beaucoup plus problématique pour les entreprises. La pratique est plutôt répandue chez les métiers des systèmes d’information et des télécoms. Il faut savoir que le secteur manque de candidats… et que les entreprises ne vérifient pas toujours les dires des concernés. Un coup de Photoshop bien placé et l’on se retrouve facilement ingénieur. Et si vous n’avez pas de talents de retoucheur : aucun souci ! Des sociétés se spécialisent dans le trafic de faux diplômes !...

La supercherie n’est pas sans conséquence : pour les faussaires, c’est une condamnation qui peut s’élever jusqu’à 10 ans de prison. Pour l’entreprise… c’est risquer des problèmes fiscaux : lorsqu’une boîte recrute des ingénieurs, elle peut bénéficier d’un Crédit d’Impôt Recherche. Mais dans le cas où les employés ne sont pas des ingénieurs agréés, l’entreprise peut être accusée de fraude fiscale.

Jouer avec les durées pour transformer un CDI raté en CDD, ou un stage en job

Dans la finance et la compta, on n’hésite apparemment pas à transformer en CDD un CDI qui a tourné court. L’intérêt : ne pas passer des heures à se justifier sur une période d’essai non renouvelée, ou éviter d'avoir à admettre que l’on s’est fait renvoyer. Et même dans les cas où la rupture est à l’origine de l’employé, on se pose la question : vaut-il mieux faire croire à un CDD plutôt que de paraître instable ?

Autre cas de figure : rester imprécis quant aux modalités de son passage en entreprise. En indiquant une durée « vague » (uniquement l’année, par exemple), difficile d’évaluer pour quel type de contrat un candidat a été recruté.

Il s’agit là de la modification qui entraîne le moins de « risques » pour l’employé : entre le mensonge avéré et l’inexactitude, la frontière est parfois mince…  Le Monde rappelle toute une série d’événements où des salariés avaient été confrontés à la justice pour avoir omis certains détails quant à leurs expériences.

Pour éviter les mauvaises surprises, EveryCheck préconise la vérification systématique des informations fournies dans les CV. À noter cependant que dans le cas où le recruteur choisit d’utiliser des techniques d’aides au recrutement, il doit en informer le candidat. Enfin, il est important de rappeler qu’utiliser les réseaux sociaux à l’insu des candidats pour vérifier des informations est formellement interdit

 


MÉTHODOLOGIE

EveryCheck analyse les CV des candidats de ses clients sur le point d’être embauchés. En ligne avec les règles de la CNIL et du RGPD, la startup a vérifié plus de 2 000 CV grâce à des outils algorithmiques et une équipe d’experts qui vérifie l’identité, les diplômes et les détails des expériences factuelles des expériences professionnelles. 65% des CV vérifiés par EveryCheck présentent au moins une information frauduleuse.

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