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Le chef cuisinier du futur sera-t-il un robot ?

Le 19 avr. 2018

Quand les robots se mettent à la cuisine, le résultat n’est pas encore digne d’un chef. Pour relever le niveau, Sony fait entrer les méca-cuistots dans les cuisines.

La déception. Quand on voit un robot-cuisinier à l’œuvre, on peut s’attendre à ce qu’il fasse des repas sur-mesure : couscous à la demande, farandole de légumes et autres petits plats. Mais la réalité est bien différente. La plupart des robots actuellement mis sur le marché sont loin de reproduire le geste humain.

Pour aller plus loin que la machine à pizza ou que Flippy, le robot préparateur de hamburgers qui pointe à Pôle Emploi, Sony met les bouchées doubles. Le groupe japonais vient de signer un partenariat avec l’université américaine Carnegie-Mellon dans le but de créer le cuisinier 4.0 du futur. Une machine capable de préparer, cuisiner et éventuellement livrer un repas.

Pour cela, ce nouveau cuistot devra être doté d’une intelligence artificielle pour qu’il puisse non seulement manipuler des aliments fragiles mais également d’autres objets de la vie quotidienne. Le principe est que ce robot-cuiseur, préparateur, livreur puisse maîtriser l’ensemble de la chaîne de production et, pourquoi pas, s’attaquer à d’autres tâches comme nettoyer la maison ou même servir de trousse à pharmacie…

Dans un premier temps, les chercheurs vont partir de robots préexistants pour améliorer leurs compétences en matière de cuisine. Des machines plus élaborées, et spécifiquement dédiées à la conception de certains plats seront développées avec une contrainte importante : être contenues dans un espace réduit.

Et pour cause, pour le moment les robots proposés (pour des démonstrations uniquement) nécessitent d’avoir une cuisine gigantesque, digne des plus grands hôtels ou restaurants étoilés. Les experts en robotique vont donc devoir redoubler d’efforts en matière de miniaturisation et de praticité.

Zume delivers made-to-order pizza with robots

La FoodTech à la sauce robot

Se profile un marché dans lequel les robots devraient proposer un vaste éventail de services et produits. Qu’il s’agisse de robotique domestique ou de batteries industrielles, ces éléments sont appelés à être davantage utilisés, malgré leur manque d’habileté et leur côté manche à balais lorsqu’il s’agit de casser des œufs délicatement ou de trancher des minces filets de viande.

Toujours est-il que la recherche entend poursuivre le développement de machines capables de suivre le mouvement foodtechDans un communiqué, le Dr. Kitano, de l’université Carnegie Mellon précise à ce sujet que ce partenariat vise à « étendre les possibilités de l’intelligence artificielle et de la robotique de manière à ce qu’elles deviennent accessibles au grand public ».

Il faut donc s’attendre à ce qu’à l’avenir, l’humain partage la cuisine avec un robot. Preuve en sont les récents travaux conduits par Rethink Robotics afin que des hommes apprennent à des machines les bons gestes pour mitonner un plat. Une transmission de recette de grand-mère de la main à la main.

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