habillage
premium1
Carnaval de Notting Hill

Quand Big Brother dérape au carnaval de Notting Hill

Le 6 sept. 2017

Placé sous haute surveillance, le carnaval s’en est cette fois remis à l’IA pour identifier les individus recherchés par la police. Du limbo au fiasco, il n’y a qu’un pas.

Les 25 et 26 août se tenait la 49ème édition du carnaval de Notting Hill, évènement célébrant la culture caribéenne et accueillant près d’un million de personnes chaque année.
Sur les dents peu de temps après les attentats de Manchester, les forces de sécurité ont eu pour mission de sélectionner des agents chargés de repérer les délinquants connus parmi la foule. Comment ? Via un système de « vidéosurveillance intelligent » censé reconnaître des visages en les comparant aux informations d’une base de données. Au total, et en plus des 7 000 policiers réquisitionnés pour encadrer l’événement, 17 officiers spéciaux ont été enfermés dans une salle de contrôle à plusieurs kilomètres de Earls Court pour surveiller les images du festival et tenter d’identifier d’éventuelles menaces, rapporte The Guardian.
Mais la reconnaissance faciale semble avoir encore un peu de chemin à faire en matière de sécurité, en témoigne les 35 mauvaises correspondances établies par le système et l’arrestation d’un homme innocent par les forces de l’ordre. « Durant les jours qui ont précédé le carnaval, (…) la police avait en sa possession plus de 20 millions d'images de reconnaissance faciale sur le public britannique, y compris de centaines de milliers de personnes innocentes », révèle Sky News. Une découverte qui a suscité la controverse et levé certains questionnements autour de la légalité de la procédure.
Une police devenue extra-lucide façon Minority Report, ça n’est manifestement pas du goût de tout le monde.
Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.