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réchauffement climatique

Challenge accepted : l'I.A. de Google s'attaque au climat

Le 23 juin 2017

Spécialisée en intelligence artificielle, l’entreprise britannique DeepMind (Google) va financer la recherche universitaire sur le réchauffement climatique et placera le machine learning au cœur du process.

Récente acquisition de Google (2014), DeepMind doit en partie sa notoriété à son programme algorithmique AlphaGo. En 2015, l’IA avait battu le champion européen du jeu de go, Fan Hui, avec cinq victoires à zéro, faisant du programme la première machine à battre un joueur humain. L’année dernière, l'algorithme battait l’un des plus grands joueurs au monde, Lee Sedol. Il y a seulement quelques semaines, AlphaGo battait à plate couture LE numéro un mondial Ke Jie. Trois succès incontestables qui promettent un avenir radieux à la firme.

Spécialisée en apprentissage automatique et en « neuroscience des systèmes », DeepMind dévoilait récemment son soutien financier à la recherche universitaire de Cambridge dont une partie se consacre au réchauffement climatique et vise à réduire la consommation d’énergie mondiale.

"Cela a toujours été une partie de la mission de DeepMind de contribuer à certaines des plus grandes questions auxquelles la société est confrontée et il y a peu de domaines plus importants ou plus urgents que le réchauffement climatique", a déclaré un porte-parole de DeepMind à Business Insider.

Capitalisant depuis quelques temps sur la recherche universitaire britannique – Cambridge mais aussi Oxford – la société a déjà embauché une douzaine de chercheurs diplômés.

Nous pensons qu'il est important pour le domaine de la recherche qu'il y ait autant d'institutions académiques indépendantes que possible.

- Demom Hassabis, Directeur Général de DeepMind

En parrainant plusieurs laboratoires universitaires, DeepMind permet aux doctorants de poursuivre leurs recherches dans leur domaine de prédilection tout en capitalisant sur les avancées de l’intelligence artificielle. Université d’Alberta, de Montréal, d’Amsterdam… les universités britanniques ne sont pas les seules à être parrainées et sollicitées par la  jeune protégée de Google. Une façon de capitaliser sur de futures découvertes à intégrer dans différents produits et services. Une façon aussi de se constituer un vivier de talents à débaucher dans le futur !

Relever certains des plus grands défis du monde demeure la finalité ultime de DeepMind.

Déjà sollicitée par Google pour réduire de près de 40% la quantité d’énergie utilisée par les unités de refroidissement de ses bases de données, la société est aussi en négociation avec National Grid – fournisseur d’énergie britannique – concernant l’utilisation de sa technologie pour diminuer la consommation énergétique du Royaume-Uni.

Un bon début qui n'entend pas se limiter à l'Europe...

« Cette utilisation à l'échelle de Google nous a donné l'occasion d'apprendre à appliquer notre recherche à des problèmes globaux et complexes, à valider l'impact que nous pouvons avoir sur des systèmes qui ont déjà été hautement optimisés par de brillants informaticiens et, comme le montre notre travail sur le centre de données {de Google} - obtenir aussi un impact considérable sur le monde réel. », peut-on lire sur le site de DeepMind.

Si Alpha Go a pu battre le numéro un mondial au jeu de Go, sauver les ours polaires pourrait être un jeu d'enfant pour DeepMind. On l'espère.

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