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la croisiere samuse photo de groupe

Comment la croisière du futur mise sur l'IoT et la data

Le 30 oct. 2017

Et comment le fait de porter un device connecté à 7 000 capteurs peut vous faire à passer la meilleure croisière de votre vie ? Princess Cruises, ou le récit d’une expérience client poussée à l’extrême.

C’est l’histoire d’un bêta test d’envergure, celui du programme Ocean Medallion adopté par la compagnie de croisières Princess Cruises. Dans quelques semaines, son paquebot Regal Princess devrait prendre la mer, direction les Bahamas, avec 3 500 passagers à son bord. Si l’effervescence autour du lancement peut s’apparenter à celle de l’épopée du Titanic au tout début du XXème siècle, les compagnies maritimes ont depuis fait beaucoup de chemin. Et c’est peu dire.

Sur les 19 ponts du Regal Princess, 7 000 capteurs embarqués, 4 000 portails invités prenant la forme d’écrans tactiles et de panneaux d’accès, le tout relié par 75 kilomètres de câblage interne.

Sur les 19 ponts du Regal Princess, 7 000 capteurs embarqués, 4 000 portails invités prenant la forme d’écrans tactiles et de panneaux d’accès, le tout relié par 75 kilomètres de câblage interne : voilà par quoi seront accueillis les voyageurs avant leur traversée. Au cœur de ce système intelligent, un programme de personnalisation client monitoré en temps réel et à la disposition de ceux qui désirent en récolter les bienfaits.

smart medallion

À chaque interaction avec le programme, les données utilisateurs sont croisées à l’aide d’une centaine d’algorithmes conçus pour prédire ce que l’utilisateur demandera ensuite.

Pour participer au programme, il leur faudra porter un médaillon synchronisé à une application et accepter que les capteurs embarqués sur le bateau enregistrent leurs goûts, répondent au moindre de leurs mouvements et les guident vers des activités en corrélation avec leurs préférences.

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L’essayer, c’est l’adopter. L’essayer, c’est aussi accepter de vivre dans sa bulle de filtres, un peu comme sur les réseaux sociaux. Sauf que dans le cas présent, le voyageur choisit délibérément de n’écouter et de ne faire que ce qu’il aime, quand il le veut. Côté protection de la vie privée, les données sont cryptées et ne sont pas stockées à l’intérieur du médaillon. Il est d’ailleurs possible de désactiver l’application pour souffler un peu.

Grâce aux capteurs du navire, tout ce qu’un passager désire peut être livré à la demande, il n’a qu’à ouvrir son application. Commander un mojito, un bouquin et un ballon pour les enfants en même temps ? C’est possible. À chaque interaction avec le programme, les données utilisateurs sont croisées à l’aide d’une centaine d’algorithmes conçus pour prédire ce que l’utilisateur demandera ensuite. Sur le bateau, des centaines de points de données s’entrecroisent : « qui fait quoi à quelle heure de la journée, avec qui, combien de temps et dans quelle zone ? », rien n’échappe au programme qui peut ainsi se perfectionner par lui-même et s’assurer que chaque moment que vous passez à bord soit à la hauteur de vos exigences.
Plus de profils sociodémographiques, plus de ciblage par génération en amont : place à l’instant ! Les data, une fois agrégées, se suffisent à elles-mêmes. Et même à l’ère du marketing individualisé, un système automatisé de cette ampleur reste impressionnant, surtout lorsqu’il est uniquement placé au service de l’expérience client. En janvier 2019, le système devrait même être déployé sur sept autres navires de la compagnie et proposer encore plus de fonctionnalités. De quoi ressortir une version hybride de La croisière s’amuse, avec un soupçon de Black Mirror dedans...
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