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Mark Zuckerberg pendant une conférence Tech Crunch.
© JD Lasica via Wikimedia Commons, CC BY 2.0

Les citations les plus marquantes des patrons de la tech en 2019

Le 26 juin 2019

Elon Musk annonce des coupes budgétaires « hardcore » chez Tesla, Mark Zuckerberg plaisante sur la vie privée… On ne s’ennuie jamais chez les géants de la tech. Dans son rapport trimestriel Gafanomics, le cabinet Fabernovel répertorie les citations marquantes des patrons de la Silicon Valley. Remise en contexte.

« C’est hardcore, mais c’est la seule solution pour que Tesla survive financièrement »

Elon Musk en mai 2019, annonçant des restrictions budgétaires aux salariés de Tesla.

Le contexte : Ventes décevantes, pertes record, interrogation sur le rythme de production… Tout ne roule pas pour Tesla (nos excuses pour le mauvais jeu de mots). Le constructeur automobile fait d’importantes coupes dans ses budgets depuis un peu plus d’un an. Elon Musk a licencié 7 % puis 9 % de ses salariés en avril 2018 et janvier 2019. En mai 2019, il annonce à ses salariés dans un e-mail interne de nouvelles restrictions budgétaires. « Toutes les dépenses chez Tesla, quel que soit leur montant » seront examinées de près, a précisé le dirigeant. Cela inclut « notamment les pièces détachées, les salaires, les frais de déplacement, le loyer… »

« Je sais que nous n’avons pas la meilleure réputation en matière de vie privée en ce moment, pour le dire légèrement. »

Mark Zuckerberg en mai 2019, annonçant que Facebook se concentrera désormais sur la protection de la vie privée

Le contexte : Lors de la conférence F8  à San José, Mark Zuckerberg a tenté une petite blague qui n’a pas franchement fait mouche (l’audience était pourtant principalement constituée de ses salariés). Pour annoncer les nouvelles fonctionnalités de confidentialité du réseau social, le PDG a reconnu que l’entreprise n’était pas la championne de la vie privée (perspicace, Zucky). On savait que le dirigeant n’était pas un pro en matière d’interaction sociale, mais on atteint ici le summum du malaise. Au-delà de la blague, les nouvelles mesures annoncées par Facebook (messagerie Messenger chiffrée, renforcement de la sécurité de WhatsApp...) pour tenter de faire oublier le scandale Cambridge Analytica peinent à convaincre.

« Apple est une entreprise géniale. Mais nous voulons que nos utilisateurs regardent nos séries sur nos services. »

Reed Hastings, PDG de Netflix, fin mars 2019 à propos de la future plateforme de streaming vidéo d’Apple.

Le contexte : Que les choses soient bien claires pour tout le monde : Netflix ne s’associera pas à Apple. Les productions Netflix ne seront pas disponibles sur la plateforme TV+ de la marque à la pomme, lancée à l'automne 2019. D’autres comme HBO ont fait le choix d’intégrer leurs contenus au service d’Apple. Reed Hastings entend bien tenir bon. Il en a vu d’autres : Amazon, HBO et dernièrement Disney. Le patron de Netflix a tout de même admis que concurrencer les nouveaux entrants serait « difficile », rapporte le média tech américain Recode. Avant d’être un peu plus optimiste : « Ces entreprises sont géniales, grandes, bien financées… Mais quand on a de tels concurrents, on travaille encore mieux. » Pour le moment, tout va bien pour la plateforme, qui a franchi la barre des 148 millions d'abonnés à travers le monde au premier trimestre 2019, soit une hausse de 26 % par rapport à l'année précédente. Et Reed Hastings se sent suffisamment en sécurité pour annoncer une hausse des tarifs aux États-Unis, Brésil, Mexique et dans certaines zones de l’Europe.   

« Cela me dégoûterait de savoir qu’un salarié de Microsoft se félicite de notre capitalisation boursière »

Satya Nadella, le PDG de Microsoft, qui a franchi le cap des 1 000 milliards de dollars de capitalisation boursière en avril 2019.

Le contexte : On oublie souvent le M de GAFAM et ce n’est sans doute pas un hasard. Le PDG de Microsoft préfère rester discret et ne s’étale pas sur ses bons résultats. Lorsque Microsoft a passé le cap des 1 000 milliards de dollars de capitalisation boursière en mai 2019, dépassant Apple, Satya Nadella a bien fait comprendre qu’il n’avait pas l’intention de fanfaronner. « Ce cap n’est pas un résultat important », a-t-il confié à Bloomberg. Le dirigeant sait aussi que ce succès peut être de courte durée. La capitalisation boursière d’une entreprise peut varier d’un moment à l’autre. Apple et Amazon avaient déjà passé le cap du billion (mille milliards) en 2018, avant de repasser en dessous quelques mois plus tard.

Le rapport Gafanomics de Fabernovel, juin 2019, est à lire ici

POUR ALLER PLUS LOIN : 

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