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Les pieds d'un couple dans un lit
© trumzz via GettyImages

Oups, 20% des jeunes répondent au téléphone pendant qu’ils font l’amour

Le 5 févr. 2019

Toujours vissé à la main, le smartphone devient une extension de nous-mêmes. Alors que le 6 février se déroule la Journée Mondiale sans téléphone portable, une étude Ipsos révèle les usages du téléphone au sein du couple chez les 18-35 ans. Et il y a de quoi prôner la digital detox.

Alerte ! Le smartphone s’invite même dans les moments les plus intimes. Un jeune sur cinq avoue répondre à un appel ou à un message alors qu’il fait l’amour. Gênant... Moins intime mais tout aussi désagréable, 71% des millennials disent qu’il leur arrive de regarder leur téléphone pendant que l’autre parle. « C'est la première fois dans l'histoire de l'humanité qu'un objet fait partie de façon quasi-intégrante du corps humain. Certains parlent même d'amputation lorsqu'ils sont privés de leur smartphone, » explique le Dr Philippe De Azevedo, addictologue à la Clinique des Platanes. Pas étonnant, donc.

Selon l’étude réalisée par Ipsos pour Caprice des Dieux, 67% des 18-35 ans utilisent leur portable en pleine nuit. Consulter son smartphone est le premier geste du matin pour un quart des personnes interrogées. Un tiers des jeunes disent quand même bonjour à leur conjoint.e avant de se jeter sur leur feed Insta. Même constat au coucher, où près d’une personne interrogée sur 5 regarde ses notifications avant de s’endormir.

L'amour à l'ère de la nomophobie

Le smartphone est donc omniprésent dans la vie de couple. Et la vie tout court. Nomophobie – l'anxiété à l'idée d’être privé.e de son smartphone ou d’être dans l’incapacité de le consultera même été désigné « mot de l’année 2018 » par le Cambridge Dictionnary. « Le téléphone portable est devenue un organe. Un organe magique puisqu'il permet de rester en contact avec ses amis, de faire les courses, de regarder la météo, de consulter ses mails du boulot... Des fonctionnalités qui nous maintiennent dans un état d'excitation neuronale, » indique le Dr De Azevedo. De quoi prêcher pour la digital detox au sein du couple.

 

Certains couples instaurent donc des règles pour déconnecter du téléphone et se reconnecter à deux. Ils sont 30% à observer le principe du « pas de téléphone à table ». Un couple sur 5 bannit l'usage du smartphone pendant le visionnage d'un film. Pour un quart d'entre eux, l'outil est même interdit de chambre à coucher. Pas de risque de checker ses notifications pendant l'amour, donc.

Le smartphone a-t-il tué le romantisme ?

La nomophobie aura-t-elle raison de la vie de couple ? Le téléphone portable et son usage s’immiscent partout mais ils ne sont pas à diaboliser pour autant. Pour les millennials, c’est même un moyen d’avoir un contact permanent avec leur moitié. 94% d’entre eux envoient des SMS tous les jours à leur conjoint.e. En moyenne, les 18-35 ans s’envoient 9 messages par jour. Un chiffre qui monte à 14 pour les 18-24 ans.

Il n’y a pas que les textos qui s’invitent dans la vie de couple. Les réseaux sociaux aussi sont de la partie. 40% des jeunes en couple affirment donc tagguer ou interpeller leur partenaire tous les jours. Que ce soit pour lui montrer les derniers mèmes à la mode sur Facebook ou participer à des concours Instagram pour remporter un week-end à deux.

Le smartphone peut même être bénéfique pour la vie de couple. Près de 4 personnes interrogées sur 5 s’en servent pour dire à leur partenaire qu’il est beau ou qu’elle belle. 73% jouent avec la libido de leur amoureux.se et se servent de leur téléphone pour exprimer leur désir. Les deux tiers de 18-35 ans pratiquent l’art du sexto - dont 32% souvent ou très souvent.

Le smartphone peut servir les intérêts du couple avec des messages enflammés mais il peut aussi être une source de jalousie. 63% des sondé.e.s déclarent regarder le téléphone de l’autre eu sein du couple. Dans tous les cas, inutile de le blâmer. « Deux jeunes qui regardent leur téléphone au lieu de se parler, c’est exactement comme deux vieux qui lisent leur journal : ils s’ennuient ensemble », synthétise Étienne Mercier, Directeur du pôle Opinion et Santé d’Ipsos.


Méthodologie

Étude réalisée du 15 au 24 décembre 2018 auprès de 1200 personnes, constituant un échantillon représentatif de la population française âgée de 18 ans à 35 ans vivant en couple (méthode des quotas), dont un sur échantillon de 200 personnes âgées de 25 à 35 ans vivant en couple, ramené par la suite à son poids réel. L'échantillon a été interrogé par Internet via l’Access Panel Ipsos.

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