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Un homme et une femme qui tienne des lettres qui forment le mot VOTE
© LPETTET via GettyImages

Donuts, infox sur Twitter, chèvres et smartphones… le top des initiatives pour nous faire voter

Le 12 mars 2020

Aux urnes citoyens ! Plus facile à dire qu’à faire. Heureusement, certains pays, médias et marques ont des idées pour nous inciter à nous déplacer jusqu’aux urnes.

En 2014, lors des dernières élections municipales, le taux d’abstention avait atteint les 37% au second tour. Un record pour ce type de scrutin. Six ans plus tard, l’abstention fait plus que jamais partie des grandes problématiques des municipales. Et l’épidémie de coronavirus qui sévit dans le pays n’arrange pas les affaires de la démocratie. D’après un sondage Ifop datant du 6 mars 2020, 28% des électeurs pourraient ne pas se déplacer aux urnes à cause du coronavirus. Dans l’agglomération parisienne, le chiffre monte même jusqu’à 36%. Pour faire bouger les électeurs jusqu’à l’isoloir, il va donc falloir rivaliser d’ingéniosité. À l’étranger, on trouve déjà des initiatives. Tour d'horizon des plus sérieuses ou plus inattendues.  

Des intox sur Twitter pour encourager l’inscription sur les listes électorales

La première étape d’un scrutin réussi, c’est l’inscription sur les listes électorales. Au Royaume-Uni, lors des dernières élections générales, les stars ont usé d’un moyen ingénieux sur Twitter. Partager une énorme actu – comme le tournage d’un nouvel opus d’Harry Potter avec le casting orignal – suivi d’un lien. Évidemment, on clique. Et on tombe sur le formulaire pour s’inscrire sur les listes électorales. Malin

Chèvres, distribution de donuts et verres gratuits

Toujours au Royaume-Uni, les universités se mobilisent pour encourager leurs étudiants à demander la carte d’électeur. Et tous les moyens sont bons pour y arriver. University College London a donc récompensé les étudiants inscrits en temps et en heure par la possibilité de caresser une chèvre. Plus classiques, les universités de Bristol et de Plymouth Marjon, ont préféré leur offrir un verre le jour du scrutin. Tandis qu’à Bath, c’était distribution de donuts. Beaucoup plus radicales, les universités de Hull, Sheffield et Worcester ont fait de la carte d’électeur un pré-requis pour s’inscrire à l’université.

Des jeunes pour parler aux jeunes

Parmi les candidats, on trouve plus de boomers que de millennials. Alors difficile d’intéresser la génération Z, très peu représentée dans les débats. Pour intéresser les plus jeunes électeurs à la campagne présidentielle américaine, Buzzfeed News a décidé d’engager des Zillennials pour parler aux Zillennials. Logique. Trois « Teen Ambassadors » seront donc en charge de la création de contenus sur Instagram et TikTok avec pour objectif de mettre en lumière « les histoires dont on ne parle pas ».

Voter entre deux swipes

Les applications de rencontres servent à trouver l’amour mais elles peuvent aussi faire office de rappel. Lors des élections de 2019, le Parlement Européen a fait alliance avec Tinder pour inciter les électeurs à voter. Avant de swiper pour trouver leur prochain date, les utilisateurs recevaient un message leur rappelant de se rendre aux urnes. On peut difficilement mesurer l’efficacité de la méthode mais le taux d’abstention des élections européennes de mai 2019 était de 49,88% soit le plus bas depuis 1999.

Permettre aux travailleurs d’aller voter

Encourager les citoyens à aller voter, c’est bien. Mais permettre à tous les électeurs de se rendre aux urnes, c’est bien mieux. Dans certains pays comme les États-Unis ou le Royaume-Uni, les élections sont organisées en semaine, pendant les heures de travail. Pour bon nombre de travailleurs, il faut donc choisir entre voter ou se rendre au bureau. Une organisation qui pèse sur les salariés les plus vulnérables. La marque Patagonia a donc décidé de mettre en place des mesures pour permettre à tous de voter. Loin de s’arrêter à ses seuls employés, l’entreprise californienne a créé Time To Vote. Une coalition non-partisane de 400 entreprises qui s’engagent à permettre à leurs salariés d’aller voter. Les mesures incluent : ne pas organiser de réunions le jour de l’élection, aider les salariés à faire des procurations ou des votes à distance, et même un jour de congé offert pour le scrutin.

Voter via son smartphone

À Seattle, on peut voter sans quitter son canapé. Début 2020, le comté de King - où se situe la ville - a annoncé mettre en place le vote par smartphone. En cas d’épidémie virale ou de grosse flemme, ça permet effectivement de rester à la maison tout en exerçant son devoir de citoyen. Mais ça pose quand même la - grosse - question de la cybersécurité.

Alice Huot - Le 12 mars 2020
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