Une femme qui enfile une paire de collants

Hatewear : ces vêtements qu’on adore détester pendant la pandémie

© Kamaji Ogino via Pexels

La pandémie a un drôle d'impact sur nos penderies. Après ce jogging qu'on ne quitte plus, place à ce jean mal coupé qu'on porte même si on le hait. 

En nous forçant à rester à l’intérieur, la pandémie nous a fait changer de garde-robe. La généralisation du télétravail s’accompagne de celle du jogging-chaussettes tous les jours de la semaine. Résultat : nos dressings font la tête et cette la crise à rallonge nous pousse à faire de drôles de choix.

Un cri de désespoir vestimentaire

« Je déteste la matière. Je déteste la coupe » , c’est en ces mots que la journaliste Reyhan Harmanci décrit ce pantalon qu’elle se surprend pourtant à porter plusieurs fois par semaine depuis le début de la pandémie. Dans son billet d’humeur publié par le New York Times, elle n’est pas tendre avec le vêtement qu’elle qualifie de « trop chaud en été, trop léger en hiver, pas assez imperméable pour le printemps et… tout juste ok à l’automne. »

On l’aura compris, Reyhan porte un pantalon qu’elle n’aime pas. Elle-même a du mal à comprendre pourquoi mais elle sait qu’elle n’est pas seule. Autour d’elle aussi, ses amis évoquent ce jogging « un peu trop petit et trop court » ou ces chaussettes trouées qu’on continue à porter au lieu de jeter. Alors qu’on croyait que la pandémie serait l’apanage du « lounge wear » , la période pourrait faire émerger le « hatewear » .

Je déteste (mon pantalon), donc je suis

Pour Claire Howorth, directrice exécutive de Vanity Fair, la tendance s’apparente à un appel à l’aide. « Nous passons tout notre temps à la maison, invisibles aux yeux du monde extérieur, flottant dans une sorte de limbes en attendant la fin de la pandémie » , résume-t-elle. Finalement, ces vêtements qu’on ne pensait jamais remettre, qu’on déteste profondément et qui nous font sentir mal à l’aise ont une fonction pendant cette crise du Covid-19 : exprimer à l’extérieur comment on se sent à l’intérieur.

premium2
commentaires

Participer à la conversation

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.